Le nouveau bébé de Gordon Murray est une mininavette autonome

Il n’y a pas que les hypercars dans la vie. L’autre dada de Gordon Murray, c’est la citadine du futur

La rédaction | Le 12 février 2020 |

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On ne présente plus Gordon Murray, l’un des ingénieurs les plus influents de l’histoire de l’automobile. Sa nouvelle hypercar, la T50, est dans les starting-blocks pour tenter de mettre tout le monde d’accord. Mais avant cette héritière de la McLaren F1, il y a eu deux tentatives mortes-nées de « révolutionner la voiture urbaine » : la T25 et son pendant électrique, la T27. Deux engins triplaces compacts et ultralégers, au procédé de production annoncé révolutionnaire, hélas portés disparus depuis plusieurs années…

Mais Gordon Murray n’a pas dit son dernier mot. Il est de retour, ou plutôt son entreprise. Les images ci-dessous ne sont en effet pas celles du robot du prochain Star Wars, mais celle d’un nouveau véhicule appelé MOTIV, résultat d’une collaboration entre Gordon Murray Design, Delta Motorsport et itMoves.

Pour faire simple, le Motiv (pardon mais les majuscules imposées, ça nous fait mal au rétines) est une sorte de capsule à quatre roues, monoplace et autonome. Il y a juste un tout petit hic : l’engin n’embarque aucune technologie de conduite autonome, et on trouve un écran à l’endroit où on s’attendrait à voir un volant. M’enfin ?

En fait, GMD Delta et itMoves ont construit la voiture de base (enfin, le quadricycle, pour reprendre la terminologie exacte) selon le procédé iStream dont devait bénéficier les T25 et T27, associant aluminium et composites. Les trois sociétés veulent ensuite proposer leur machine à des opérateurs de mobilité auxquels il reviendrait de les adapter à un usage autonome. En fonction de la législation, elles misent sur une production de masse d’ici deux à cinq ans.

La version actuelle du Motiv est équipée d’un moteur électrique de 27 ch et d’une batterie de 17,3 kWh, permettant un rayon d’action de 100 km à une vitesse maximum de 65 km/h. Long de 2,5 m,large d’1,3 m et haut d’1,6 m, l’engin pèse 450 kg hors batterie. Et c’est une propulsion ! Attendez , non, on s’en fiche, on ne conduira pas. Attardez-vous plutôt sur cette unique portière papillon, c’est ça qui risque de compter dans le futur…

Bien sûr, il n’est question que d’un usage urbain. GMS affirme que la plate-forme est à la pointe de la sécurité passive, et pourrait être convertie sans problème au transport de plusieurs personnes ou de fret.

Ça ne fait pas rêver, mais si ça peut aider à financer des projets comme la T50, go, go, go.

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