Trois anciens pilotes de F1 pour la Peugeot des 24 Heures du Mans

Kevin Magnussen fait partie des heureux élus qui prendront le volant de l'Hypercar au lion

La rédaction | Le 9 février 2021 |

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Peugeot a dévoilé les pilotes à qui seront confiées les voitures de son programme d’endurance Hypercar. Et ils ont un CV  bien rempli : trois (jeunes) anciens pilotes de F1, de nombreux vainqueurs de catégories aux 24 Heures du Mans (et un au général), un titre WEC et deux en Formule E, pour ne citer que les grandes lignes.

Ce sont les Français Loïc Duval (victorieux au Mans avec Audi en 2013) et Jean-Eric Vergne (58 départs en F1, double champion du monde de Formule E), les Danois Kevin Magnussen (118 départs en F1) et Mikkel Jensen (le benjamin, champion LMP3 2019 en ELMS), l’Écossais Paul di Resta (59 Grand Prix de F1, vainqueur LMP2 au Mans en 2020) et l’Américain Gustavo Menezes (champion WEC LMP2 en 2016). L’Anglais James Rossiter sera pilote de réserve.

Peugeot n’a pas encore précisé comment seraient répartis les équipages, mais on peut imaginer que les affinités naturelles en décideront au fil de cette année 2021 consacrée au développement. Plusieurs d’entre eux se connaissent déjà bien, et tous ont déjà couru au Mans à l’exception de Kevin Magnussen. Remercié par Haas F1 il y a quelques semaines, ce dernier n’a pas attendu longtemps pour se frotter à l’endurance puisqu’il a failli remporter la semaine passée les 24 Heures de Daytona au volant d’un proto Cadillac, non sans avoir signé la plus belle passe d’armes de la course.

« Ce sera ma première fois au Mans et j’aurai donc beaucoup de choses à apprendre, c’est sûr, mais j’ai hâte, a déclaré Magnussen à Top Gear. Il y aura beaucoup d’expérience dont s’inspirer au sein de l’équipe et il me tarde de mieux faire connaissance avec ces pilotes. J’ai couru contre certains d’entre eux, j’en ai rencontré d’autres, et il y en a que je n’ai jamais croisés. Mais je sais que j’aurai beaucoup à apprendre de ces gars. »

En 2020, Magnussen a marqué un unique point avec Haas en F1. À l’âge de 28 ans, a-t-il définitivement tourné la page de la monoplace pour entrer dans une nouvelle phase de sa carrière ?

« Si Mercedes venait me proposer un volant, j’étudierais la question très sérieusement, comme tout le monde. J’ai eu le temps de faire mes preuves en F1, j’ai donné le meilleur de moi-même. J’ai un trophée F1 chez moi [celui de sa troisième place pour son tout premier Grand Prix à Melbourne en 2013 avec McLaren, NDLR], ce qui était un rêve de gosse. Je pense que je n’ai pas démérité. Je l’ai fait, et je me sens prêt à repartir pour gagner quelque chose à nouveau. »

Peugeot est en train de veiller à ce que cela puisse devenir une réalité. « Nous n’avons pas seulement pris en considération les résultats individuels, explique Olivier Jansonnie, directeur technique WEC de Peugeot Sport. Nous avons aussi étudié la vitesse, la constance et la fiabilité d’une longue liste de pilotes car nous sommes à la recherche d’un line-up qui fonctionne bien ensemble, avec un mélange éclectique de jeunes et de vétérans qui ont prouvé leurs aptitudes au développement, notamment dans le domaine des motorisations hybrides. »

Il faudra bien ça pour affronter Toyota, Porsche et Audi lors de la course la plus mythique de la planète, dont on s’apprête potentiellement à vivre des éditions d’anthologie ces prochaines années.

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