Restomod Trabant : génie ou sacrilège ?

Aucune voiture n’est à l’abri des « restomodders ». Aucune.

| Le 24 avril 2019 |

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Oui mesdames et messieurs, le véhicule ci-dessus est bel et bien une Trabant « restomoddée ». Pour rappel, on parle d’un courant qui offre à des véhicules anciens une véritable cure de jouvence, tout en préservant leurs lignes et leur esprit.

Au XXe siècle, la Trabant était un véritable symbole du communisme. Elle fut construite en Allemagne de l’Est pendant trois décennies, à partir de la fin des années 50 jusqu’à la chute du Mur. C’était une assez mauvaise voiture, il faut l’avouer. A tel point peut-être qu’un « heureux » possesseur a amené la sienne chez Vilner Garage, en Bulgarie. Vous vous souvenez peut-être d’eux pour leur restauration d’une Datsun 280Z, très… bleue ou de leur BMW M3 E30 swappée en six-cylindres… Qu’on aime ou non, ces préparateurs savent parfaitement comment moderniser un châssis.

Pour cette Trabant, ils ont commencé par extraire son moteur à deux temps et remplacer celui-ci par le 4 cylindres qui équipait la Volkswagen Polo de première génération. 50 chevaux et 75 Nm de couple. Un vrai monstre, donc (c’est le double de la puissance originale de la Trabant).

Le travail dans l’habitacle est considérable. Volant Momo, sièges moelleux… Du cuir vient même garnir le tableau de bord. Inutile de dire qu’à l’époque de sa production, on n’aurait pas pu espérer de telles options. Les appuie-tête sont restés d’origine eux, et ont l’air aussi confortables que les oreillers d’une prison en ex-Allemagne de l’Est.

On ne peut pas s’empêcher de lui trouver une bonne bouille, surtout avec ses phares avant à LED qui lui donnent des airs de véhicule électrique rétro. Mention spéciale à cet adorable motif à carreaux bleus que l’on retrouve un peu partout : à l’intérieur, sur le toit… et les jantes !

A quoi peut-on désormais s’attendre venant du Restomod ?

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