Aston Martin DB11

À quoi bon s'offrir une GT d'exception si ce n'est pas la plus exceptionnelle de la gamme ? Vous verrez, votre future DB11 sera forcément une AMR !

Robert PUYAL | Le 19 novembre 2018 |

Note
globale

9
10

Modèle

Aston Martin DB11 V12 AMR
À partir de 218 595 €

Moteur

V12 5200 cm3 biturbo, prop,
638 ch, 700 Nm, boîte auto 8 rapports

Conso

11,4 l/100 km, 386 g/km CO2

Performances

0 à 100 km/h en 3,2 s. 334 km/h

Poids

1870 kg

Verdict

Jamais Aston n’a été aussi Aston que la DB11. Design magnétique, perfs diaboliques... Mais pourquoi AMR ? Pour ne pas laisser l’aura sportive à la V8…

Vous lisez Top Gear  pour ses infos de première main sur le comportement des plus belles autos ? OK… Mais vous lisez Top Gear, aussi, parce qu’on ne vous raconte pas des craques ? Et bien, cet article ne vous apportera pas un avis décisif sur l’apport de la version Aston Martin Racing (AMR) par rapport à la DB11 V12 standard. Il faudrait multiplier les tours de piste au volant de l’une puis de l’autre pour déterminer si les 30,5 chevaux supplémentaires (30 bhp), bouleversent les sensations que donne la version pauvre, de seulement 608 chevaux. Si les nouveaux réglages du mode sport changent la donne quand vous négociez à très haute vitesse votre courbe préférée. Si les 2 dixièmes gagnés sur le 0 à 100 km/h sont bien tangibles. Et nous n’en avons eu ni le temps ni le loisir. Donc, si vous roulez en DB11 V12 (comme 4200 autres membres du club) et que vous voulez savoir s’il vous faut absolument la nouvelle V12 AMR, nous ne vous sommes d’aucun secours. Côté look, vous la voyez, Aston Méchante et Racée, avec ses jantes et sa calandre noir diamant, ses tours de phare noirs et ses feux arrière fumés, ses éléments en carbone.

Nous pouvons, quand même, vous assurer qu’elle n’offre rien en moins. Ce n’est pas une Alternative Malcommode et Rugueuse, façon GT3, et rien ne manque au luxe de l’habitacle. Quand on a refermé sur soi la longue et légère portière (cadre en magnésium, on n’est pas chez Bentley) on retrouve les 2413 réglages du siège. Et si, sur le camaïeu de tons fauves de notre exemplaire, la bande longitudinale Racing, vert fluo, fait bien un peu bizarre, sans doute le département Bespoke pourra-t-il vous la découdre. Cette version n’est pas non plus moins civile. Le son du V12 est un peu plus libre, mais il sait toujours s’étouffer au démarrage, en mode « excusez-moi d’être là, je vous tape déjà dans l’œil, je ne vais pas en plus vous vibrer les tympans, on n’est pas chez Ferrari. » Et les suspensions n’en font pas une Aston Mais Raidie. En tout cas, pour raccourcir les distances sur les autoroutes de Palombie Méridionale, les compétences sont là. Et aux plus hautes vitesses que nous ayons atteintes (autour de 220 ; en Île-de-France en 2018, il y faut déjà une belle abnégation professionnelle), l’emprise sur la route est claire et nette. Plus claire, plus nette qu’avec la V12 pas AMR ? Voir plus haut…

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