ESSAI Cupra Formentor

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Après nous avoir proposé des versions épicées des productions Seat, Cupra lance le Formentor, premier modèle 100 % “maison”.

Cédrik André | Le 15 janvier 2021 |

Note
globale

8
10

Modèle

Cupra Formentor

2.0 TSI 310 4DRIVE DSG7

À partir de 44 670 €

Moteur

4 cyl. 2,0l Turbo
Transmission intégrale
Boîte auto 7 rap. DSG
310 ch

Conso

8,5 l/100km
192 g CO2/km

Performances

0 à 100 km/h en 4,9 s.
250 km/h

Poids

1644 kg

Verdict

POUR Vraie nouveauté, performances, comportement, look
CONTRE Reprises à bas régime, sonorité factice (déconnectable)

Dès sa naissance début 2018, Cupra nous avait étonnés en choisissant de lancer une marque à vocation sportive avec, pour premier représentant, un SUV : le Cupra Ateca. Le petit nouveau perpétue en quelques sortes la tradition puisque le Formentor est un SUV coupé. C’est en tout cas comme ça qu’on nous le présente, mais au premier coup d’œil, on y voit plus un break surélevé. Impression confirmée quand on monte à bord, mais on y reviendra. Une chose est sûre, le Formentor ne laisse pas indifférent. Surtout dans la teinte bleu pétrole mat de notre modèle d’essai rehaussée de multiples touches “copper”, ou cuivre en bon français, la teinte officielle de la marque Cupra.

Le profil est vraiment original avec ses plis de carrosserie qui soulignent les ailes et… ne sont pas sans rappeler le design Infiniti (pas des plus insipides…). L’évocatrice face avant est quant à elle dominée par un énorme logo Cupra qui tente de détourner votre attention de la signature optique, identique à celle des Seat (les limites des économies d’échelle). Même chose pour la poupe qui ressemble très fortement à celle du dernier break Leon, en plus sportif, mais là où la filiation se fait le plus sentir, c’est dans l’habitacle. Identique à celui de la Seat Leon mis à part le (très joli) volant avec le bouton “START” et le sélecteur de mode, des inserts de cette fameuse couleur copper disséminés un peu partout qui rehaussent bien la tristesse de l’habitacle de la Seat donneuse d’organes et, surtout, les baquets à l’avant.

Des sièges sport spécifiques qui disposent d’un bon maintien sans vous obliger à prendre un abonnement chez le kiné et offrent une position de conduite basse qui renforce la sensation de break surélevé décrite plus haut. Notez, on ne s’en plaint pas, bien au contraire. Le Formentor est bien campé sur ses appuis, prend peu de roulis et se montre vif et réactif. En parfaite adéquation avec son moteur 2,0 l TSI de 310 ch qui, quand on le travaille dans les tours, distille des sensations de sportive, des relances de sportive et un bruit… insupportable. Le système d’amplification du son en mode Cupra (plus sport que le mode Sport) est probablement le pire que j’ai entendu. Il en fait trop, tout le temps. Heureusement, il est possible de rouler en mode “presque” Cupra grâce au mode Individuel qui vous permet de régler indépendamment chaque paramètre : caractère moteur, boîte, suspension (15 niveaux !), direction, et sonorité donc.

C’est quand même dingue, on dirait que les constructeurs en sont arrivés à un point où ils se sentent obligés de qualifier de SUV un engin qui n’en a ni vraiment le physique, ni le comportement. Car quoi qu’en disent les génies du marketing, ce Formentor tient plus du break un peu surélevé que du SUV, fût-il coupé et… c’est une vraie bonne nouvelle, ça offre autant d’habitabilité, voire plus, tout en étant tellement plus agréable à rouler, surtout pour un modèle à vocation sportive.

En attendant des motorisations moins pêchues et plus politiquement correctes (le plug-in hybride arrive), ce Formentor représente une offre singulière et une excellente surprise.

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