Essai Porsche 911 GT3 Touring

La Porsche 911 GT3 Touring offre les performances d'une GT de course et la discrétion d'une 911 classique. Pardon ? J'ai dit "offre" ?

Ollie Marriage • Cédrik ANDRÉ | Le 16 novembre 2021 |

Note
globale

10
10

Modèle

Porsche 911 (992) GT3 Pack Touring

À partir de 173 562 €

Moteur

Flat 6 4.0 Atmosphérique
510 ch
470 Nm

Conso

13,0 l/100km
283 g CO2/km

Performances

0 à 100 km/h en 3,4 s
318 km/h

Poids

1 510 kg

Verdict

POUR : Moteur enivrant, comportement, discrétion

CONTRE : réussir à trouver un bon de commande

Prenez-la en boîte manuelle. Il y a des tas d’autres choix à faire quand on achète une GT3 Touring, mais c’est le seul qui compte. Elle vous connecte encore plus à cet incroyable flat-6, vous implique plus dans la conduite, augmente l’expérience déjà exceptionnelle. Et, accessoirement, le ressenti des palettes de la PDK est un peu trop souple.

Cela dit, vous n’économiserez pas un centime, toutes les GT3 sont au même prix, 173 562 €, quelle que soit la boîte que vous choisissez, ou même que vous preniez le pack Touring ou non.

Oublions les choses bassement pécuniaires, de toute façon ces engins se vendent. Le pack Touring, c’est la clef ici. Une fausse idée circule selon laquelle la Touring serait une sous-GT3 montée avec des suspensions plus souples et un set-up plus permissif. C’est faux et ça l’a toujours été depuis la première apparue en 2017. Ce n’est qu’un package esthétique.

Le gros aileron est remplacé par le spoiler rétractable de la 911, certains éléments extérieurs sont en aluminium plutôt que noirs et, à l’intérieur, le cuir remplace le Race-Tex. Le but est de proposer une expérience moins orientée circuit du fait de la perte d’appui. Cette voiture est plus obsédée par les sensations que par la puissance et les chiffres bruts. Je peux quand même vous dire que son flat-6 atmo 4.0 a pris 10 ch sur la génération précédente, mais ça ne se sent pas. Et qu’elle prend 9000 tr/min et ça, ça se sent ! S’installer dans le baquet, avoir le compte-tours bien en face et voir qu’à “12 h” il n’affiche que 5000 tr/min et qu’il en reste autant de l’autre côté… Si vous pensez que le thermique a encore un sens, ce sont des choses qui comptent.

La pureté, la sonorité et l’intensité de l’expérience rappellent à quel point l’électrique est fade. Deux détails cependant : elle pourrait – devrait – être plus volubile à l’intérieur, le son y est presque trop doux. Et les rapports de boîte de la manuelle (comme toujours avec Porsche) sont trop longs. Aucun problème avec le changement de rapport en revanche, le passage de la deuxième à la troisième est même le plus fluide que j’aie connu depuis des années.

Vous n’oubliez jamais qu’il s’agit d’une voiture hardcore, très précise dans son comportement grâce à la nouvelle suspension avant à double triangulation, qui, même à des vitesses modestes, a sensiblement amélioré le mordant et l’adhérence du train avant. Elle est plus incisive que jamais et fermement suspendue (même si la façon dont la suspension filtre même les gros “chocs” est un délice). Le gap avec la précédente n’est pas énorme, mais c’est quand même une voiture que vous pouvez conduire tous les jours. Avoir ce feeling, ces sensations et cette précision dans un emballage aussi désirable et sobre est simplement irrésistible. 

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