Honda Jazz E:HEV

Honda remet au goût du jour l'un de ses modèles emblématiques, la Honda Jazz (non, il n'y a pas que la Civic Type R et la NSX dans la vie !) en gardant les fondamentaux. Un trésor de rationalité.

Cédrik André | Le 4 septembre 2020 |

Note
globale

8
10

Modèle

Honda Jazz E:HEV

À partir de 21 990 €

Moteur

Élec. + 1,5l turbo
109ch

Conso

4,6l/100km

Performances

0 à 100 km/h en 9,4s.

Poids

1300kg

Verdict

Petite dehors, grande dedans, astucieuse, mignonne et à l'appétit raisonnable. Mais ce bruit du moteur... rappelle furieusement la... la...
la Honda Insight ! Ça y est, je l'ai dit...

Vous pensiez que la lignée des monospaces s’était éteinte avec la SUV-isation du roi Scenic ? Nous aussi. Et  ni le physique, ni… me reste de la BMW Série 2 Active Tourer ne nous a donné envie de sauver l’espèce. Mais la petite Jazz pourrait bien nous faire changer d’avis. Pour rappel, l’idée du monospace est d’optimiser le volume et d’augmenter le sentiment d’espace. Si on peut reprocher que sur dans grand véhicule type… Espace, justement, on se retrouve vite avec l’impression de rouler en bus, l’appliquer au format citadine fait tout de suite sens. Résultat, le premier truc que l’on remarque en entrant dans cette Jazz aux dimensions de Clio, c’est le sentiment d’espace. Renforcé par le pare-brise aux doubles-montants très fins qui optimisent la visibilité. Pas négligeable pour une citadine. Autre avantage, cette nouvelle Jazz a conservé les « sièges magiques » à l’arrière. L’assise peut se relever et se bloquer en position verticale pour limiter les risques de demandes de divorces sur le parking Ikea à grand coup de « je t’avais dit que ça rentrait pas ! ». Sans oublier le plancher plat quand on rabat les dossiers arrière. Bref, une modularité (encore un terme très « monospace ») de tout premier ordre, surtout pour une citadine. Même forme que l’ancienne, même format, même habitabilité… Mais alors, qu’est-ce qui a bien pu changer sur cette nouvelle Jazz ? Pour faire simple, tout le reste. Dehors, fini le look un poil agressif hérité de la Civic, retour à des formes plus douces, plus arrondies finalement plus en adéquation avec le voiture et sa clientèle. Dedans, place à la clarté et à la simplicité. Un écran devant le conducteur en guise de compteur avec simplement l’essentiel pour une conduite sereine, et un écran central BEAUCOUP plus agréable que ce que faisait Honda jusqu’à présent (pas compliqué en même temps). Je me suis même surpris à rouler sans connecter Android Auto… c’est dire ! Une planche de bord totalement plate, des rangements un peu partout, beaucoup de lumière, un espace aux jambes digne d’une berline à l’arrière, une suspension étonnamment confortable pour une citadine… seule ombre au tableau, des plastiques durs un peu trop présents. Mais objectivement, ça ne vous gênera que si vous roulez en caressant en permanence la planche de bord et, si c’est le cas… vous devriez peut-être consulter.

Dernière évolution, en non des moindres, la Jazz est désormais hybride ou… rien. La seule motorisation proposée est la i-MMD qui reprend le système inauguré par le dernier CR-V i-MMD. Pour cette hybridation, Honda a opté pour un bloc thermique 4 cylindres 1,5l turbo, un second moteur électrique couplé aux roues avant, une batterie et un fonctionnement spécifique. Pour faire simple, la Jazz hybride se comporte comme une voiture électrique dans 90% des situations où les roues sont entrainées uniquement par le moteur électrique. Le bloc 1,5 se comporte généralement comme un générateur qui alimente la batterie. Avantage, le système optimise au maximum les plages d’utilisation du bloc thermique en fonction des besoins et les transitions, en ville, sont imperceptibles. Inconvénient, le régime du moteur n’est pas lié directement au comportement de la voiture et, dans certaines situations comme une petite accélération ou une simple côte, on peut avoir la sensation que le moteur s’emballe sans raison apparente mais le système, lui, sait pourquoi. J’ai d’ailleurs été surpris de voir, après quelques centaines de kilomètres, une conso moyenne de 4,2l/100km ce qui est inférieur aux données constructeurs. Il faut dire que j’ai roulé en jouant le jeu de l’hybride et en écoutant Radio Classique.

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