Mercedes Classe A

La classe A prend un ascendant technologique sur la concurrence

Cédrik André | Le 21 novembre 2018 |

Note
globale

7
10

Modèle

Mercedes Classe A
À partir de 32 200 €

Moteur

4cyl 1332cm3 turbo, traction,
163ch, 250Nm

Conso

5,0l/100km, 119g/km CO2

Performances

5,0l/100km, 119g/km CO2

Poids

1375kg

Verdict

Les manques de dynamisme et de plaisir sont partiellement compensés par une véritable expérience à bord mais on attend l’AMG avec IMPATIENCE...

En découvrant les images de la Classe A version 2018, je dois avouer que j’étais un peu sceptique. Le profil évolue peu mais les nouveaux optiques modifient tant la perception de l’ensemble que c’est déroutant. La nouvelle Classe A a l’air plus anguleuse, plus mature, plus tendue, plus… Audi ? Finalement, une fois qu’on l’a sous les yeux, on est rassurés. Même si le trois-quarts arrière conserve un goût de déjà vu.

Et puis, le style n’est qu’une affaire de goût. En revanche, à l’ouverture de la porte on sait qu’il s’est passé quelque chose. Il y a eu un gros bond en avant en terme de présentation, de finition et d’équipement. La Classe A est certainement le modèle le plus stratégique pour Mercedes car c’est celui qui permet à l’Étoile de rajeunir sa clientèle depuis quelques décennies. C’est simple, les clients Classe A ont en moyenne 10 ans de moins que le reste des clients Mercedes. Et que veulent les jeunes ? Euh… Les plus jeunes… Les clients Mercedes les plus jeunes. Ou les moins vieux… Ils veulent plus de technologie, plus de connectivité – et peut-être moins de « voiture » mais j’y reviendrai. Chez Mercedes comme ailleurs, le client est roi, la Classe A profite donc d’un traitement de faveur très rare, elle inaugure des technologies. Je m’explique. Généralement, les nouveautés sont d’abord installées sur les modèles les plus premiums avant de descendre dans les gammes à mesure de leurs renouvellements. Logique, on chouchoute en priorité les clients les plus aisés et les nouvelles technologies ça coûte cher. Éh bien pas cette fois-ci donc, non contente de reprendre la majorité des technologies du dernier CLS et de la Classe S, la Classe A se paie le luxe d’être la première à proposer des nouveautés technologiques comme une reconnaissance vocale de nouvelle génération assez bluffante ou un prometteur système d’affichage en réalité augmentée. Ce dernier met en surimpression les indications du GPS sur l’image fournie par la caméra avant. « Juste » intéressant pour le moment et on se dit que d’ici quelques années, les indications en question pourraient bien être projetées en surimpression directement sur le pare-brise.

Sans en être encore là, même visuellement la Classe A joue à fond la carte techno avec sa double dalle numérique en lieu et place du bloc instrumentation et de l’écran central. Un équipement disponible sur tous les niveaux de finition en France (et pas forcément ailleurs, merci Mercedes France) mais dont la taille dépendra tout de même… du niveau de finition. Deux écrans 7” en entrée de gamme et deux écrans de 10,3” (un peu plus de 26 cm) pour les plus grands. Si l’effet waouh est bien là, je dois avouer que j’ai un peu de mal à m’y faire, ça manque un peu de… consistance à mon sens. Mais de tous les journalistes présents sur nos essais, je crois que j’étais l’un des seuls dans ce cas là donc…

Confortable, bien finie, connectée, intelligente – après quelques semaines, la Classe A peut « apprendre » vos habitudes et anticiper vos requêtes comme vous proposer de régler la nav vers votre bureau le matin ou la radio selon vos préférences en fonction de l’heure de la journée – tout ça c’est rès bien mais qu’est-ce que ça donne derrière le volant ? Hé bien c’est là qu’on en revient au « peut-être moins de voiture » du début. Ça manque un peu… Sur notre Mercedes Classe A200 d’essai (dites cette phrase dix fois très vite sans bafouiller…) le 4 cylindres 1,3 l turbo essence manque un peu de relance, la boîte double embrayage 7 rapports manque un peu de vivacité, la direction manque un peu de consistance… seule la suspension pilotée est trop ! Trop souple en mode confort et trop sèche en mode sport. Attention ! Mis à part ce dernier point, l’ensemble est bon parce que cohérent, mais le typage manque un peu de plaisir de conduite. Le prix du consensus peut-être car, sincèrement et objectivement, cette A200 devrait plaire au plus grand nombre. 

Pouvoir parler à sa voiture comme à son smartphone en lui disant « Hey ! Mercedes, mets la clim à 20° » ou lui demander « Hey ! Mercedes, quel temps fera-t-il à Nice demain ? », c’est sympa et, surtout, c’est sécurisant ! Mais… tant qu’on nous laisse encore le volant, je dois reconnaitre que, chez TopGear magazine, on a encore besoin de prendre du plaisir. Et j’ai été rassuré par une chose. Derrière cette timidité, on sent que le châssis ne demande qu’à être un peu plus sollicité…

Hey ! Mercedes, rendez-vous au Mondial de Paris pour la version AMG 

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