Mercedes G 350d : premier contact avec le Classe G Diesel

Il n'y a pas que les gros V8 essence glougloutants dans la vie. Le Mercedes Classe G peut maintenant aussi se savourer avec un brave six-cylindres Diesel.

Tom HARRISON • Niels de GEYER | Le 31 décembre 2018 |

Note
globale

7
10

Modèle

Mercedes G 350d

Prix : NC

Moteur

6 cylindres en ligne Diesel, 2 925 cm3, transmission intégrale, BVA9, 286 ch, 600 Nm

Conso

9,6 l/100 km, 252 g/km de CO2

Performances

0 à 100 km/h en 7,4 s
199 km/h

Poids

2 376 kg

Verdict

Si vous avez les moyens pour un 350d, vous les avez sans doute pour un 500 ou un 63 AMG, et les factures de carburant qui vont avec. D’autant que le Classe G reste objectivement un caprice, alors autant se faire plaisir... Cela dit, il y a très clairement une place pour un engin aussi compétent que le G, mais sans tout le côté bling-bling qui attire une clientèle dont Mercedes se passerait sans doute volontiers.

Un Classe G modeste ? Ca existe, ça ?

Jusqu’à présent, Mercedes ne proposait que deux versions du Classe G en France : le G 500 et le G 63, tous deux animés par un V8 essence tonitruant comme on les aime. Il y en aura à partir de janvier un troisième, le G 350d.

Lui, c’est le Classe G introverti. Le modèle d’entrée de gamme, enfin si l’on peut dire puisqu’il devrait tout de même flirter avec les 100 000 euros. Il hérite de l’excellent six-cylindres en ligne 2.9 Diesel des Classe E et S. Fort de 286 ch et 600 Nm, il est associé à une onctueuse boîte auto à neuf rapports.

Moitié moins puissant qu’un G63 ? Il avance un peu quand même ?

On ignore pourquoi Mercedes n’a pas fait profiter le G de son Diesel le plus puissant, le 2.9 de 340 ch de la S400d. Après tout, c’est le même bloc avec un peu plus de gouache. Ça n’est pas une question de châssis, le G63 en est la preuve. Ni de prix, puisque dans ces sphères, la clientèle n’est plus à une brique près.

Quelle qu’en soit la raison, c’est bien dommage. Mercedes promet un 0 à 100 km/h en 7,4 s et 199 km/h en pointe. Au volant, ces chiffres paraissent bien optimistes. Peut-être parce que la vue est la même qu’à bord du G63, et qu’on s’attendrait au même genre d’accélération. Ou juste parce qu’il pèse 2 376 kg, ce qui en fait une parfaite enclume même aux standards des gros SUV.

Dans tous les cas, il est loin d’être lent et, grâce à la montagne de couple disponible, il ne donne jamais l’impression de forcer. Mais de temps en temps, on aimerait bien en avoir plus sous le pied.

Un gros chamallow sur roues, donc ?

C’est exactement ça. Après le G, le premier gros SUV que j’ai conduit fut le BMW X5. Et même si malgré les apparences, le G n’est plus du tout la même voiture qu’autrefois, il a conservé de vieux réflexes. Il y a toujours un fossé par rapport à un SUV monocoque contemporain.

La direction est plus démultipliée et plus lourde que dans un SUV moderne, et son profil de parpaing se traduit par des bruits d’air et de roulement plus prononcés. Même le moteur est beaucoup moins discret que dans une Classe E. Après, ce n’est pas vraiment un concurrent du X5.

Ni de rien d’autre, d’ailleurs. Plutôt un véhicule épicurien, techniquement largué (le châssis échelle se dandine un peu sur mauvaise route, mais il est costaud comme pas deux), dont le charme et les compétences font qu’on lui pardonne tout. Mercedes a bien un concurrent du X5 à son catalogue, mais ce n’est pas le Classe G.

Le 350d incite à une conduite détendue. À ralentir bien avant les virages, à prendre ces derniers avec un œuf sous le pied et à surfer sur la vague de couple à la sortie. On n’a rien à gagner à essayer de le conduire vite. Le G63 est là pour ça, avec sa suspension et sa direction revues. Le 350d, lui, préfère y aller tranquille, pas nécessairement sur la route d’ailleurs grâce à ses trois verrouillages de différentiel et ses aptitudes au crapahutage toujours inégalées.

À quoi ça ressemble là-dessous ?

Aux autres G, sans le volant et les sièges sport du 63. Autrement dit, c’est beaucoup plus accueillant qu’autrefois, avec un infotainment moderne, enfin un peu de place pour les passagers (y compris leurs coudes et leur téléphone portable, si, si) et du cuir chauffant partout. Ce n’est pas le SUV le plus pratique du marché – le châssis-échelle n’aide pas – mais il embarquera votre famille sans rechigner. Et vos enfants adoreront regarder défiler le paysage à travers les immenses surfaces vitrées.

 

Articles associés

Plus d'articles