Peugeot 508

Esthétiquement, cette berline racée nous avait tapé dans l’œil, les sensations au volant vont-elles confirmer
cette première impression ?

Cédrik André | Le 17 novembre 2018 |

Note
globale

8
10

Modèle

Peugeot 508 GT
À partir de 46 000 €

Moteur

4 cyl. turbo 1598 cm3, trac,
230ch, 300 Nm, boîte auto 8

Conso

11,4 l/100 km, 386 g/km

Performances

0 à 100 km/h en 5,7 s. 130 km/h

Poids

1420 kg

Verdict

La “berline radicale” de peugeot prend le contre-pied du marché SUV-esque et vous place dans un poste de conduite de sportive. Bonne idée !

Dans le monde des berlines, il y a les allemandes et… les autres. Nos constructeurs nationaux ont bien tenté depuis des années d’aller chercher les Teutons sur leur terrain en jouant sur l’image de luxe que véhicule le savoir-faire français à l’extérieur de nos frontières, mais rien à faire. Le dernier exemple qui me vient en tête est celui de la Citroën C5 seconde génération que certains étaient fiers de « presque pouvoir la confondre avec une allemande de loin ». Une auto qui n’a pas eu le succès qu’elle aurait mérité… Les Allemands rigolent encore.

Je ne me lancerai pas dans un « le changement, c’est maintenant » mais cette nouvelle 508 a quelque chose. Elle ne joue pas à qui sera la plus berline de toutes les berlines, elle cultive sa différence. Par rapport à sa devancière, elle a perdu 8 cm, offre un peu moins de volume de coffre, un peu moins d’habitabilité et ses lignes se sont affirmées. Je vous assure que dans la rue vous saurez que c’est elle et pas une éventuelle allemande, que ce soit de loin ou de près. Et tout ça n’est que la partie visible du changement. En m’installant, j’ai ressenti un effet waouh. Dans une 508 ? Ben oui.

L’assise est basse et tous les éléments (planche de bord, I-Cockpit, petit volant, etc.) vous entourent un peu comme dans… un coupé sportif. Seul souci, l’écran en position haute se marie mal à la position de conduite très basse et Peugeot a dû limiter la hauteur maximale du volant pour ne pas cacher l’écran. Résultat, j’ai eu l’impression de conduire le volant sur les genoux pendant quelques minutes, mais je m’y suis fait rapidement et, ensuite, cela a été un vrai plaisir. Pour le sport, on repassera car la gamme est chapeautée par le 4 cyl.1,6 l PureTech 225 qui équipe notre 508 GT (je vois les Allemands qui sourient encore), et pourtant non seulement ce petit bloc fait le job, mais avec une telle qualité de châssis et un tel train avant qu’on aimerait que le Lion ne fasse pas que nous vendre un poste de conduite de sportive, mais mette également sous le capot une écurie qui va bien.

Pour nous présenter sa nouvelle 508, l’équipe marketing de Peugeot a pondu un concept fort, celui de berline radicale, ce qui, avouons-le, nous a bien fait sourire. Mais force est de constater que certains choix ont été faits sans tenir compte de ce que font les autres ou de ce qu’attend le marché, parfois même en faisant l’inverse, dans le but d’offrir une expérience de conduite différente, et là, le pari est tenu.

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