Suzuki Swift Sport

Moins de poids, plus de chevaux et du style : le nouveau menu Suzuki Swift Sport met en appétit.

Laurent HERVÉ
Publié le : 22 novembre 2018

7 10
Plus de confort, de performance, d’efficacité, d’équipement... Mais trop sage de comportement, l’esprit GTi est bel et bien mort...

Vous aimez le côté chic de la Swift ? Vous allez adorer l’effet BCBG déjanté de la version Sport. Sa calandre et ses boucliers plus affirmés, ses jantes 17 pouces, son diffuseur arrière entouré de sa double sortie d’échappement ont de quoi vous faire craquer, non ? Les clichés bassement sexistes diront que la gent féminine appréciera sûrement ces délicats froufrous. Ils ajouteront qu’elle sera tout aussi sensible à son habitacle sympa et à cette foule de petits détails qui lui simplifieront la vie : connexion smartphone Apple Car Play et Android Auto, écran tactile, navigation et connexion Bluetooth. S’ensuivra une rapide déception sur la qualité des plastiques durs bon marché avant d’apprécier les aides à la conduite permettant de rester zen dans la circulation : alerte de franchissement de ligne, de vigilance, gestion des feux de route ou régulateur adaptatif. Les esprits bassement boulons rondelles préféreront évoquer un poids en baisse de 80 kg et un moteur plus puissant à grands coups de turbo.

140 ch pour 975 kg, des ressorts avant plus fermes de 10 %, un train arrière rigidifié par rapport à une Swift classique et des amortisseurs Monroe : j’en connais quelques-uns qui vont vouloir offrir une Swift Sport à leur femme. Histoire de lui piquer les clés à la première occasion, pour mieux retrouver la GTi de leurs 20 ans. La bagatelle revient à 20 700 €. Pour une petite citadine énervée que l’on attend très accessible, cela pique un peu, malgré l’équipement généreux. À ce prix, le 1,4 turbo en donne pour son argent. Côté performances s’entend : relances et accélérations sont vraiment toniques. Pour la rigolade, c’est autre chose : la bande-son est fade et le plaisir s’arrête avant 6000 tr/min. Les virages défilent vite et le châssis, rigoureux, se montre efficace et confortable, malgré un amortissement trop souple et une motricité parfois précaire. Sérieuse, la conduite manque de ressenti et d’un brin de saveur pour qui attend de la Swift Sport un véritable esprit sportif. La balade-prétexte de Monsieur risque de s’écourter. À moins que ce soit celle de Madame… Toujours est-il qu’elle préférera sa Swift Sport au quotidien ou en talons aiguilles qu’en bottines de course…