Peugeot 308

Avec cette nouvelle 308, Peugeot renouvelle en profondeur l'une des voitures préférées de l'hexagone. Pressssiooonnn....

Nicolas Valéano | Le 5 janvier 2022 |

Note
globale

8
10

Modèle

Peugeot 308 Hybrid 180 e-EAT8 GT

À partir de 41 400 €

Moteur

4 cyl. 1.6 l hybride rechargeable
180 ch

Conso

1,2 l/100km
24 g CO2/km

Performances

0 à 100 km/h : 7,6 s
225 km/h

Poids

1603 kg

Verdict

POUR : montée en gamme, moteurs hybrides, interfaces au goût du jour

CONTRE : Places arrière étriquées, instrumentation peu lisible, tarifs qui montent en gamme aussi

La 308 nouvelle génération aurait déjà dû envahir nos rues mais… la crise des semi-conducteurs en a décidé autrement. Rassurez-vous, elle arrive vraiment cette fois, cette nouvelle 308. Elle qui, en photo, peinait à se différencier complètement de l’ancienne au premier coup d’œil. Pourtant, quand on la découvre en vrai, on se demande comment on a pu penser cela…

À la fois plus complexe avec ses lignes pleines de plis et nervures, elle est aussi plus raffinée et statutaire avec son long capot et son regard acéré. Bref, la 308 a de la gueule ! Et elle en fait beaucoup (trop ?) pour le clamer. Surtout dans notre livrée vert (presque) anglais d’essai, très réussie. Ses phares (matrix en haut de gamme) et feux à LEDs sont spectaculaires et la calandre parsemée de points chromés arbore le nouveau logo rétro de la marque au Lion. La compacte française en profite pour grandir de 11 cm, atteignant 4,36 m de longueur.

Essai Peugeot 308 2021

Le show continue à l’intérieur avec une belle planche de bord intégrant le désormais incontournable i-Cockpit. Mais en l’occurrence ici, c’est surtout le volant qui est incontournable, tant il est difficile de trouver une bonne position de conduite qui ne cache pas l’instrumentation située au-dessus (ou plutôt derrière le haut de la jante)… Pour le reste, la qualité des matériaux fait un beau bond en avant, le dessin épuré et en finesse est réussi et surtout, la toute nouvelle interface avec un double écran assure (enfin) la relève, après des années avec un système de bord franchement daté.

La 308 propose ainsi de configurer son écran d’accueil à volonté, avec un système de widgets façon écran d’accueil de smartphone. Réactif, bien défini, l’écran de 10’’ est secondé à partir du deuxième niveau de finition d’un second écran affichant des « i-Toggles », de gros boutons configurables donnant un accès bien pratique aux fonctions les plus usuelles. Un système propriétaire développé par Stellantis et bénéficiant de mises à jour à distance pour évoluer avec l’auto. Cependant, les designers ont eu la bonne idée de garder quelques boutons physiques, juste en dessous, dédiés aux fonctions de base : volume, réglages du véhicule, clim, dégivrage/désembuage rapide, recyclage d’air.

Les jolis sièges avant de notre version d’essai sont certifiés du label allemand AGR, qui veille sur la posture adoptée. Ce n’est pas le cas pour les passagers arrière qui, malgré un empattement en hausse de 5,5 cm, n’ont vraiment rien de trop pour leurs jambes, c’est bien dommage. Côté coffre, le volume de 361 l en version hybride rechargeable (412 l pour les autres) est très correct. Pour avoir (bien) mieux, la version break assure, avec 548/608 l ! Et ses lignes franchement réussies sont un véritable atout à ce niveau de gamme où l’effet « sac à dos » vient souvent gâcher la fête.

Peugeot 308 2021 Break

La 3e génération de la 308 repose sur une évolution de la plateforme EMP2, prévue pour accueillir tous les types de motorisations possibles, ou presque. Essence (3 cylindres 110 et 130 ch), diesel (4 cylindres 130 ch), hybride rechargeable (4 cylindres essence + électrique 180 et 225 ch) et même, attendue pour 2023, une version 100 % électrique. Nous avons opté pour la « petite » déclinaison hybride rechargeable. Pourquoi ? Parce qu’elle n’est pas si modeste que ça question performances. Elle est même proche de la version 225 ch. Et pour cause, son couple très généreux de 360 Nm cumulés est rigoureusement identique.

Le tout, pour un tarif plus abordable avec des finitions plus basses, mais vraiment bien dotées. À partir de 36 800 € et bien entendu, les avantages fiscaux des hybrides rechargeables. Mais le but est évidemment de rouler au maximum en tout électrique. Donc rien ne sert de dépenser 8 600 € de plus qu’une version PureTech 130 EAT8 si c’est pour ne jamais la recharger. On ne le répétera jamais assez !

La petite batterie de 12,4 kWh permet de parcourir une soixantaine de kilomètres en électrique (nous avons réussi à en faire 46 sur un parcours vallonné). Selon le chargeur embarqué choisi, vous pouvez charger à 3,7 ou 7,4 kW (+400 €). Peugeot fait payer aussi le câble de charge à 16 A, 3,7 kW (150 €) pour une prise domestique renforcée. Certains trouveront ça mesquin, au moins ceux à qui c’est utile. Y’a pas d’petites économies ma bonne dame ! Compter 1h55 à 7 h pour la recharge, bref, une nuit.

Le mode hybride, mis en place par défaut au démarrage, se charge de maximiser l’usage électrique. L’agrément est au rendez-vous et les transitions entre fonctionnement électrique et thermique se font sans à-coups. Douceur et vigueur, bonne réactivité… La 308 se mène avec plaisir en conduite douce comme dynamique. À condition quand même de ne pas trop la cravacher, ça n’est pas son truc… Cela fera monter inutilement la consommation et le comportement n’en sera pas plus amusant pour autant. Peugeot a défini sa compacte comme une familiale cossue, confortable, silencieuse, en harmonie avec son univers plutôt bourgeois et ses prix gourmands, face à une concurrence aiguisée. Voilà ce qui s’appelle un positionnement assumé.

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