L’Aero 3 est une sublime supercar V12 à aileron de requin

Touring Superleggera a recarrossé une Ferrari F12, et on ne leur en veut presque pas

La rédaction | Le 21 septembre 2020 |

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Ceci est la nouvelle Touring Superleggera Aero 3. Une énième supercar en édition très limitée ? Peut-être, sauf que celle-là se distingue non seulement par un V12 atmosphérique, mais aussi une silhouette très particulière où une étonnante dérive centrale prolonge le pavillon.

En un mot, c’est magnifique.

Châssis et moteur sont « issus d’une prestigieuse supercar italienne » (traduire : la Ferrari F12), ce qui permet à cette Aero 3 de mettre en avant – c’est le cas de le dire – un V12 6.3 atmosphérique de 740 ch et 690 Nm, relié aux seules roues arrière par une boîte à double embrayage et sept rapports, pour un 0 à 100 km/h expédié en 3,1 s.

Selon Touring, « l’Aero 3 évite une architecture brutalement anguleuse au profit de courbes plus généreuses et harmonieuses, mais bien définies. » Et autrement inspirée que sa Maserati Sciàdipersia de 2018, une étrange réinterprétation de la GranTurismo aux accents Eighties.

Le clou du spectacle est évidemment l’aileron de requin qui ponctue la poupe, censée saisir « l’essence du style Streamline » qui caractérisait les créations Touring d’avant-Guerre. Le carrossier reconnaît volontiers que cet appendice « n’a aucune fonction aérodynamique. » Il est là juste pour le style, et on ne va pas s’en plaindre. Seul le museau un peu chargé dénote un peu dans cette symphonie de courbes.

La livrée Rouge Stratosphère et le numéro 19 de cet exemplaire, qui sera exposé cette semaine au Salon Privé Concours d’Elegance de Blenheim Palace, font référence à l’Alfa Romeo 8C 2900 B Coupé Berlinetta Aerodinamica qui courut les 24 Heures du Mans 1938, conformément au souhait de son propriétaire. L’habitacle est farci d’aluminium poli, de fibre de carbone et de cuir italien. Chaque voiture pèsera 1 645 kg, et réclamera 5 000 heures de travail, soit six mois après réception de la voiture donneuse.

Touring ne mentionne pas de prix mais prévoit une production de 15 voitures, dont trois ont déjà trouvé preneur.

« L’Aero 3 reflète parfaitement la devise de Carlo Felice Bianchi Anderloni, fils du confondateur et pilier de l’entreprise des décennies durant, explique Touring Superleggera : le poids est l’ennemi, la résistance à l’air, l’obstacle. »

 

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