Alpha WOLF : le pick-up électrique le plus cool du monde ?

Pendant que le Tesla Cybertruck continue de se faire attendre, Alpha dévoile un concept de son WOLF, un pick-up électrique au style néo-rétro ravageur. Premier tour du propriétaire.

Jack Rix | Le 30 août 2021 |

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Vous avez sous les yeux l’Alpha WOLF. Si vous n’avez jamais entendu parler de ce pick-up électrique, ni de la marque, ce n’est pas étonnant. Cette start-up californienne a commencé à faire parler d’elle l’année dernière quand elle a publié des rendus de l’ACE, un coupé rétro avec des ailes à faire rougir une AMG Black Series. Ensuite, ils ont présenté le JAX, une version bodybuildée de l’ACE, mais c’est vraiment avec ceci, le WOLF, qu’ils ont retenu notre attention.

Jusqu’à présent, ce n’étaient que des rendus, et la tentation était grande d’y voir un énième vaporware qu’on attendrait en vain en série. Jusqu’à ce jour où Alpha a enfin présenté quelque chose de physique, en dur, grandeur nature, pour que l’on puisse tourner autour. C’est littéralement ce que nous sommes partis faire en Californie.

D’abord, quelques chiffres. Il y aura deux versions, le Wolf (c’est fatigant, les majuscules) et le Wolf+, respectivement un pick-up deux places conventionnel et un 2+2 avec deux petites portes et deux places d’appoint à l’arrière. Un 0 à 100 km/h dans les 6 s, une capacité de chargement dépassant les 3 t sur le Wolf+. Tous deux laissent le choix entre des versions monomoteur propulsion et bimoteur intégrale, avec à chaque fois une batterie 75 kWh promettant une autonomie d’environ 400 km. Le Wolf fait 4,70 m de long et un peu moins de 2 m de large, une empreinte au sol inférieure à celle d’un Toyota Hilux en simple cabine. Une vraie version double cabine est dans les tuyaux.

Il s’agit pour l’instant d’une simple maquette, dépourvue d’intérieur. Edward Lee, PDG et directeur du style, promet cependant que le premier prototype roulant arrivera au deuxième semestre 2022. Le modèle que vous voyez sur ces images découle directement d’une conception assistée par ordinateur, sans passer par l’étape de la maquette en argile. Cette conception 100 % numérique se veut l’un des fondements de l’entreprise.

De visu, les proportions sont fantastiques. Classiques, au point peut-être d’être presque cartoonesques, mais avec un petit twist futuriste. C’est notamment dû aux optiques LED et à six feux additionnels, deux devant la superbe calandre vitrée et une rampe de quatre sur le toit. Les pneus tout-terrain optionnels seront sans doute un peu moins imposants sur la version de série. La benne et son ouverture à un battant sur une charnière horizontale sont tout ce qu’il y a de plus standard sur un pick-up. Et c’est le but.

« Globalement, la mission de notre entreprise est de créer des véhicules pragmatiques et fonctionnels, explique Edward Lee. Nous avons donc développé cette voiture pour répondre à une question : nous comprenons que les véhicules électriques sont une nécessité, mais comment le conducteur de SUV ou de berline lambda passe-t-il à un pick-up ? La réponse est qu’il doit se sentir à l’aise, et à avoir l’impression qu’il a une vocation fonctionnelle. »

L’autre façon dont Lee compte s’y prendre pour démocratiser le pick-up électrique, ce sont des prix particulièrement attractifs, avec un ticket d’entrée annoncé à 36 000 dollars (la version haut de gamme à l’image irait plutôt chercher dans les 42 000 dollars). C’est vraiment peu, et ce ne sera pas facile : Tesla n’a pas réussi à descendre sous les 35 000 dollars pour une Model 3, alors qu’il en vend un demi-million par an. Alpha, d’après les premiers retours, table sur 25 000 unités pour l’année du lancement en 2003, puis 50 000 en 2024 et bien davantage quand le Wolf+ aura rejoint la gamme.

Les détails techniques sont très peu nombreux pour l’instant, mais on sait que le Wolf reposera sur des essieux rigides, comme un pick-up pur et dur. Pas un mot sur l’origine des moteurs et des batteries, sinon pour dire qu’ils seraient externalisés quelque part aux Etats-Unis initialement, avant qu’Alpha construise son propre site de production dédié si tout se passe comme prévu. Il y a encore un sacré bout de chemin, mais l’ambition est là.

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