Audi Q8

Attention ! la nouvelle star des beaux quartiers est dans la place !

Cédrik André | Le 26 novembre 2018 |

Note
globale

8
10

Modèle

Audi Q8 50 TDI quattro tiptronic
À partir de 78 300  €

Moteur

6 cyl. en ligne turbo, 2979cm3, propulsion, 410ch, 550Nm

Conso

10l/100km, 227g/km de CO2

Performances

0 à 100km/h en 4,4s, 250km/h

Poids

1550 kg

Verdict

Très beau dehors, très Audi dedans et sur la route... vivement le SQ8 ! C’est ce qu’on attend d’un coupé, même SUV...

L’avantage avec Audi, c’est qu’on sait à quoi s’attendre. Design statutaire, qualité de finition irréprochable, technologie de haute volée, touché de route inimitable et prix conséquent. L’inconvénient avec Audi, c’est… qu’on sait à quoi s’attendre. Tout se ressemble, les restylages sont de plus en plus anecdotiques, les nouvelles générations ressemblent de plus en plus à des restylages et on finit avec l’impression de voir les mêmes autos depuis de looooogues années. OK, la cohérence des gammes est primordiale, mais les Anneaux – comme d’autres – sont atteints du syndrome des poupées russes. En même temps, quand on a quinze gammes (sans compter les déclinaisons berline, coupé ou cabriolet !), je reconnais que ça doit être difficile de donner une identité propre à chacune d’elles en restant cohérent. Pourtant il semble que le constructeur se soigne, puisqu’après une nouvelle A1 “vraiment” nouvelle et bien moins conventionnelle, ce nouveau Q8 apporte un vrai renouveau stylistique en réussissant à conserver les fondamentaux. En clair, ça fait longtemps qu’une nouvelle Audi ne m’avait pas excité comme ça.

Pour bien comprendre ce qu’est un Q8, il faut déjà savoir ce que ce n’est pas. Non, le Q8 n’est pas un Q7 coupé ! À la manière de l’A8 qui donne le ton, les orientations stylistiques inaugurent les avancées technologiques pour les berlines aux Anneaux : à compter d’aujourd’hui, le Q8 sera le fer de lance de tous les Q. Donc oui, il y a de “fortes chances” pour que bon nombre de ses nouveautés se déclinent rapidement sur les autres modèles, mais en attendant, réjouissons-nous de cae sursaut de fraîcheur.

À commencer par la face avant et cette calandre octogonale gigantesque. L’élément qui encadre ladite calandre est un nouveau marqueur de style baptisé “masque”, proposé, sur le Q8, en noir brillant, en gris mat ou en ton caisse. Malgré sa taille – on doit pouvoir faire rentrer une A1 là-dedans –, les designers ont tout de même réussi le tour de force d’obtenir une face avant certes imposante, mais aussi racée et étonnamment dynamique. Les optiques full LED (de série) très effilés y sont certainement pour beaucoup. D’ailleurs, globalement, le design de ce Q8 réussit le tour de force de faire oublier son gabarit. C’est quand on le voit “en vrai” qu’on se rend compte de ses proportions.

Et quand on monte à bord. Y’a pas encore d’écho, mais y’a de la place, et avec plus de 600 l de coffre, on peut toujours envisager de partir en vacances… On retrouve également la planche de bord des A8 avec le Virtual Cockpit, la console centrale faite de deux écrans tactiles à retour haptique et la qualité de finition Audi irréprochable à goûter dans un silence impressionnant.

Au lancement, le Q8 ne propose qu’une seule motorisation, le 3,0 l V6 TDI 286 ch et 600 Nm, dont la dénomination est 50 TDI. Une motorisation suffisante, mais qui souffre d’une lenteur inhabituelle de la boîte auto 8 rapports sur les relances, quel que soit le mode enclenché parmi les sept que propose l’Audi Drive Select. Un creux qui peut se révéler franchement gênant et qui n’était jamais apparu sur ce couple moteur/boîte déjà bien connu. Selon toute vraisemblance, il serait dû aux modifications apportées à l’occasion du passage de la norme NEDC à la norme WLTP. Reste à savoir si un correctif sera apporté aux modèles commercialisés. Dommage, car le châssis est d’une rigueur impressionnante pour contenir les plus de 2 tonnes de l’ensemble, et doublé d’une agilité certaine – notamment en ville avec ses quatre roues motrices directrices. On a hâte de voir débarquer le 55 TFSI (3,0 l V6 essence de 340 ch). Il faut dire que ce Q8 partage la base technique du cousin Lamborghini Urus, donc il peut voir venir…

Je sais, parler d’argent est vulgaire, mais il faut bien en passer par là, non ? Quand on vise le haut de gamme d’un constructeur allemand premium qui n’a pas la réputation de brader ses produits, on peut s’attendre à une note… conséquente. C’est évidemment le cas avec ce Q8 qui attaque à près de 80 000 €. Certes, ça fait une somme, mais quand on prend en compte le niveau de finition, d’équipement, de technologie embarquée et de confort, et l’aspect nouveauté très prisé sur ce segment… Ça deviendrait presque raisonnable, et je prends le pari que ça va s’arracher

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