DS 3 Crossback

La DS 3 Crossback se concentre sur ce qui compte pour un petit SUV : une allure et des sensations de conduite différentes de ce que propose une citadine

Paul HORRELL • Loïc DEPAILLER
Publié le : 1 octobre 2019

7 10
Style détonnant, partition très convaincante sur la route, technologie au goût du jour : la DS 3 Crossback peut toiser les meilleurs SUV urbains premium. Et elle en a bien conscience, si l'on en croit ses tarifs.

La jeune branche premium du groupe PSA débarque sur le segment des SUV compacts avec ce nouveau DS3 Crossback. Dans sa ligne de mire, le Q2 d’Audi qui affiche un gabarit et des tarifs approchant. Le design du petit 3 est nettement plus rock’n’roll que celui du gros DS7 Crossback. Les surfaces sont musclées, les prises d’air nombreuses et fleuries, et l’ADN de la marque transparaît dans des détails, comme les feux de jour façon rouflaquettes ou l’aileron de requin soulignant le profil. Les poignées de porte affleurantes “à la Tesla” sortent lorsqu’on s’approche et se rétractent quand on démarre.

Et l’intérieur est typique de la nouvelle tendance “luxe à la française”. C’est distinctif, presque clivant tant ça s’éloigne des standards allemands, mais également très, très rafraîchissant (pour les mêmes raisons). Le motif en losange est disséminé un peu partout dans l’habitacle, sur les aérateurs, les commandes guillochées du tunnel central, les graphismes de l’interface… Oui, c’est un peu clinquant, mais les matériaux utilisés sont de premier choix pour la catégorie.

Les sièges vous maintiennent confortablement, le tableau de bord numérique d’origine est stylé à défaut d’être très clair (mais il y a un affichage tête haute, ça compense), l’écran tactile réagit avec zèle à toutes les commandes et il y a le minimum vital de raccourcis de commandes juste en dessous.

Si tout est parfait devant, c’est moins brillant à l’arrière. Littéralement. Le design extérieur réduit drastiquement la surface vitrée des portes arrière, claustrophobes s’abstenir. L’espace est suffisant pour accueillir confortablement deux adultes mais son gabarit compact (4,12 m) limite la taille du coffre à 350 l.

Les motorisations sont dans l’air du temps : un unique diesel de 100 ch, un 3 cylindres essence 1,2 l décliné en versions 100, 130 et 155 ch, et une future version électrique (voir encadré à droite).

Les performances sont plus que correctes car la nouvelle plate-forme modulaire compacte du groupe PSA est du genre poids plume. Avec seulement 1200 kg à tracter, la version 130 ch – très coupleuse à bas et mi-régime – s’acquittera avec entrain des tâches du quotidien, bien aidée par une boîte automatique EAT8 très bien élevée. La variante 155 ch offre plus de peps à haut régime et un soupçon de caractère en plus. Le châssis absorbera gaiement la plupart des bosses, l’ensemble prend un peu de roulis et quelques amorces de pompage peuvent faire leur apparition à un rythme musclé. Mais une fois cerné le comportement global, ce DS3 Crossback est très plaisant à emmener : très peu de sous-virage, une motricité difficile à prendre en défaut et un châssis nettement plus communicatif que la moyenne en font un des meilleurs élèves d’une classe (celle des SUV) habituellement très médiocre dans ce domaine.

Les assistances à la conduite (niveau 2) sont bien calibrées, mais le bout de techno le plus agréable et le plus pratique est sans conteste les feux LED Matrix qui peuvent rester en plein phare sans jamais éblouir les conducteurs arrivant en sens inverse.

Les prix débutent à 23 500 € mais on peut facilement faire enfler la facture finale en piochant dans le catalogue d’options. La version haut de gamme de lancement, la “Première”, culmine quant à elle à 40 500 €. C’est beaucoup pour une française mais toujours moins cher qu’une allemande à équipement équivalent. Il ne vous reste plus qu’à choisir votre camp…

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