Peugeot 508 SW PSE

La 508 PSE est la Peugeot de série la plus puissante de l'histoire. Mais une fois qu'on a dit ça... bah on n'a pas tout dit. La suite c'est par ici.

Cédrik André | Le 17 mars 2021 |

Note
globale

7
10

Modèle

Peugeot 508 SW PSE

À partir de 68 400 €

Moteur

4 cyl. 1,6l turbo + 2 électriques
340 ch

Conso

2,0l/100km
46g CO2/km

Performances

0 à 100km/h en 5,2s.
Vitesse maxi 250 km/h

Poids

1850kg

Verdict

POUR L’hybridation au service de la sportivité La Peugeot de série la plus puissante de l’histoire...

CONTRE ... mais 360ch dans une berline à une époque où certaines compactes en affichent 350...

Le couple de 520 Nm offre des accélérations linéaires consistantes et des relances fermes mais l’ensemble manque un peu d’explosivité, de panache. Étonnant avec deux blocs électriques. De notre point de vue, la réponse ne peut tenir qu’en un mot : régulation. Il est en effet très probable que, pour que cette 508 PSE soit sportive tout en restant facile pour M. Michu, le Lion ait décidé d’en réguler la puissance. Ce qui expliquerait les démarrages qui manquent un peu de la magie du couple instantané de la fée électricité sans pour autant être anémiques – 5,2 s sur le 0 à 100 km/h, c’est très correct. Ce qui expliquerait aussi la puissance cumulée annoncée : 200 ch thermiques + 110 et 113 ch électriques… Même s’il ne suffit généralement pas de faire une simple addition, passer de 423 ch théoriques à 360 ch réels, la perte est notable. On vous le dit : « régulation ».

Reste que les performances sont quand même là, tout comme les sensations, aidées par le petit volant et l’excellent châssis qui encaisse sans broncher l’excédent de poids (1850 kg au total) et on prend vraiment du plaisir à hausser le rythme. Il faut dire que cette nouvelle entité Peugeot Sport Engineered a bien bossé. La caisse a été abaissée (-4 mm), les voies élargies (+24 mm à l’avant et 12 mm à l’arrière), les barres antiroulis épaissies, le tout posé sur des pneus Michelin Pilot Sport 4 et les freins avant ont été remplacés par les disques de 380 mm mordus par quatre pistons de la regrettée 308 GTi. Un freinage suffisant sur route mais qui s’est vite trouvé à la peine lors de nos deux tours du Bugatti (coupés par une zone lente due à des travaux en bord de piste…). Un bref passage sur circuit qui a amplifié cette sensation de retard à l’allumage au moment d’écraser la pédale, notamment à la sortie de l’épingle avant la ligne droite des stands. Mais cette 508 PSE n’a jamais eu pour vocation d’aller limer du circuit. Le but de Peugeot en nous laissant accéder au Bugatti était louable : nous permettre de tester la voiture sans risque ni arrière-pensées… et profiter du privilège. Ce que nous avons fait en arrivant à 175 km/h au bout d’une ligne droite raccourcie pour nous éviter un excès d’enthousiasme à l’approche de la Dunlop.

 

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