La Venturi Antarctica jette un froid

Un véhicule électrique conçu pour fonctionner par -50°C

| Le 3 décembre 2018 |

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Non, non, pas Atlantique, vous avez mal lu (et vous vous faites du mal). Venturi Antarctica, comme le terrain de jeu de ce véhicule d’exploration polaire, dévoilé la semaine dernière par le prince Albert de Monaco.

Si de nos jours, Venturi est surtout connu pour son équipe de Formule E dirigée par Susie Wolff (avec Felipe Massa en pilote de pointe), il arrive encore à l’enseigne monégasque de montrer ponctuellement un engin électrique improbable. Le dernier en date est un cube – enfin, un polyèdre – sur chenilles, capable d’atteindre jusqu’à 20 km/h pour une autonomie de 45 km, en embarquant trois personnes et un peu de matériel.

Pour le frisson de la vitesse dans les immensités polaires, il faudra donc repasser. Il faut dire que l’Antarctica pèse deux tonnes – parfait pour défricher les crevasses devant le reste de l’expédition – et doit pouvoir fonctionner par -50°C.

En mars prochain, le prince Albert se joindra à l’astronaute américain Chris Hadfield et à Xavier Chevrin, directeur général de Venturi North America, pour parcourir 42 km entre Dease Lake et Telegraph Creek, dans le nord-ouest du Canada. Il s’agit de rendre hommage à la Croisière Blanche, organisée par Citroën en 1934 et tombée dans l’oubli pour cause de désastre absolu : les cinq autos du convoi avaient été englouties par des coulées de boue.

Souhaitons que cela se passe mieux pour leur héritière et saluons le fair-play de Venturi, qui a poussé le souci du détail jusqu’à calquer les performances de l’Antarctica sur celles d’une autochenille Citroën d’avant-guerre.

Après cette expédition symbolique, l’Antarctica poursuivra sa carrière… en Antarctique, auprès des scientifiques en mission là-bas. Attention, d’après ChargeMap, le réseau de chargeurs laisse encore un peu à désirer dans la région.

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