Alpine et la Gendarmerie, une longue histoire d’amour

L'Alpine A110 s'apprête à faire ses débuts comme véhicule d'intervention rapide dans la Gendarmerie. Mais porte-t-elle aussi bien l'uniforme que ses ancêtres ?

La rédaction | Le 12 janvier 2022 |

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En octobre dernier, on apprenait que les brigades rapides d’intervention de la Gendarmerie nationale allaient remplacer leurs Mégane III RS par des Alpine A110 toute neuves. Il y en a qui ont dû se frotter les mains. Et d’autres à qui cela a sans doute rappelé des souvenirs, car ce sera loin d’être la première fois que la Gendarmerie roule en Alpine.

Les liens entre la marque de Dieppe et les militaires remontent en effet à plus d’un demi-siècle. « La Gendarmerie ayant la charge des autoroutes sous concession, les premières brigades rapides d’intervention sont apparues à mesure que le réseau autoroutier s’est développé », rappelle le chef d’escadron Richard Filmotte, directeur du musée de la Gendarmerie. « Un peloton d’autoroute a même été créé avec des véhicules rapides qui donnaient une image plus technologique et moderne à notre institution. Ça a été le cas de l’Alpine A110 berlinette que nous avons utilisée à partir de 1967. »

L’A110 a ensuite été remplacée en 1973 par l’A310, qui restera fidèle au poste pendant 14 ans. Depuis, la gendarmerie a utilisé chez Renault des R18 Turbo, des R21 Turbo, des Mégane I IDE et des Mégane III RS, mais aussi des Citroën SM et CX GTi, des Peugeot 405 Mi16 et 306 S16, et même des Subaru Impreza (cocorico…).

26 nouvelles Alpine A110 vont intégrer les rangs de la Gendarmerie dans une livrée bleu Abysse (présente au nuancier Alpine et suffisamment proche des couleurs traditionnelles de la maison), non sans avoir été dûment préparées et stickées par le spécialiste Durisotti.

N’importe quel gendarme ne pourra pas prendre une clef qui traîne pour aller faire un tour avec l’une d’entre elles. Les équipages sont en effet « sélectionnés après des tests médicaux et une fois leurs aptitudes pour le pilotage évaluées sur circuit. » Ils suivent ensuite une formation sur le circuit Bugatti au Mans.

Comme pour ses devancières, la vocation première de l’A110 ne sera pas la course-poursuite, souligne Richard Filmotte. « Son premier rôle est de se porter rapidement sur l’endroit d’un incident et de protéger les autres usagers. Pour intercepter un automobiliste en excès de vitesse, nous avons en effet bien d’autres moyens que la poursuite. Il est important de disposer d’un véhicule assez puissant qui puisse atteindre rapidement une vitesse élevée. »

Avec 252 ch pour à peine plus d’une tonne et un 0 à 100 km/h en 4,5 s, les brigades autoroutières devraient être servies (notre essai de l’Alpine A110 est à relire ici). Il faudra juste trouver de la place à bord pour ranger les sandwichs…

La nouvelle A110 de la Gendarmerie pourra-t-elle rivaliser avec ses ancêtres au coolomètre ? Jetez un œil à la galerie ci-dessus pour vous faire une idée.

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