Maserati MC20

La première vraie supercar 100 % Maserati joue une partition aux subtils accents GT

Jason Barlow • Niels de Geyer | Le 5 juillet 2021 |

Note
globale

8
10

Modèle

Maserati MC20

À partir de 220 000 €

Moteur

V6 3.0 biturbo, 630 ch, 730 Nm, BVR double embrayage à 8 rapports, propulsion

Conso

11,6 l/100 km
Émissions de CO2 : 262 g/km

Performances

0 à 100 km/h : 2,9 s
0 à 200 km/h : 8,8 s
Vitesse maxi : 325 km/h

Poids

1 500 kg en ordre de marche

Verdict

Une supercar authentique et grisante, qui sait se muer en une GT étonnamment convaincante quand il le faut. Bienvenue à la fête.

À bord

Comme on l’a mentionné, la facilité d’usage était un critère essentiel du cahier des charges sur la MC20. Les portes en élytre s’ouvrent généreusement et malgré la baignoire en carbone à enjamber, il est facile de s’installer à bord ou d’en sortir, sans se faire un tour de rein ni s’afficher devant un palace. La garde au toit ne manque pas, les montants de pare-brise ne sont pas trop envahissants et les ailes avant saillantes rappellent qu’on est dans une voiture de sport tout en aidant à la placer sur la route.

Maserati n’a pas lésiné sur la technologie embarquée. La MC20 profite par exemple d’un rétroviseur central numérique, qui remplace le miroir par un écran relié à une caméra. Personnellement, je n’arrive pas du tout à m’habituer à ces machins, mais on peut le désactiver et se contenter du miroir standard. C’est là qu’on se rend compte qu’on ne voit strictement rien, et qu’on revient au rétroviseur numérique à contre-cœur.

La position de conduite est formidable, et l’on est excessivement bien installé dans les magnifiques baquets Sabelt. L’instrumentation numérique et l’écran tactile central (10,25 pouces tous les deux) sont assez agréables à utiliser. Il n’y a pas de platine de climatisation physique, mais le menu tactile qui la remplace fonctionne mieux que la moyenne. Contrairement à la poignée de la portière passager et au volume de l’autoradio, qui tremblotaient tous les deux sur notre voiture (de présérie, dixit Maserati).

L’atmosphère et la qualité perçue sont à la hauteur du blason. Le mobilier entremêle joliment la fibre de carbone et l’Alcantara. Certains boutons et graphismes dénotent cependant, et les vis apparentes sur la console centrale et les portières font peut-être course, mais ce n’est pas ce à quoi on s’attend sur une voiture à plus de 200 000 €. En outre, en tant que super-GT, la MC20 manque de rangements dans l’habitacle pour un téléphone ou un masque, mais aussi de coffre : 47 l devant, 101 l derrière. Et ce qui était dans ce compartiment près du moteur en est ressorti brûlant. Il va falloir que Maserati se penche là-dessus pronto.

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