Maserati MC20

La première vraie supercar 100 % Maserati joue une partition aux subtils accents GT

Jason Barlow • Niels de Geyer | Le 5 juillet 2021 |

Note
globale

8
10

Modèle

Maserati MC20

À partir de 220 000 €

Moteur

V6 3.0 biturbo, 630 ch, 730 Nm, BVR double embrayage à 8 rapports, propulsion

Conso

11,6 l/100 km
Émissions de CO2 : 262 g/km

Performances

0 à 100 km/h : 2,9 s
0 à 200 km/h : 8,8 s
Vitesse maxi : 325 km/h

Poids

1 500 kg en ordre de marche

Verdict

Une supercar authentique et grisante, qui sait se muer en une GT étonnamment convaincante quand il le faut. Bienvenue à la fête.

Qu’est-ce que c’est ?

Une supercar, et le signe tangible que Maserati n’a pas dit son dernier mot. Après une décennie de Realpolitik à coup de Diesel et de SUV, voir ce blason – auprès duquel Ferrari et Lamborghini faisaient un temps figure de parvenus – apposé sur une telle auto fait vraiment plaisir.

Historiquement, Maserati a un penchant pour le grand tourisme plus que les supercars pures et dures. Traverser l’Europe en voiture, en bonne compagnie, confortablement et avec ses bagages : le Trident n’a jamais perdu de vue cet idéal romantique. Mais la MC20 n’est pas seulement un moyen plus agréable de se transporter vers la Toscane que Ryan Air, c’est aussi une vraie supercar. Même si le directeur du design FCA Klaus Busse invoque l’A6 GCS des années 50, Maserati ne s’est réellement essayé qu’une fois à l’exercice : en 2004, avec la magnifique MC12. Qui était un remix de la Ferrari Enzo, développé pour homologuer la voiture de course qui écrasera le championnat FIA GT en 2005 et 2006.

Cette fois, la marque a beau être entrée dans le giron de Stellantis, la MC20 est 100 % Maserati. Ne vous fiez pas à ses faux airs d’Alfa 4C à l’échelle 3:2 sur les premières photos : de visu, cette voiture est une gravure de mode, à savourer en Bianco Audace, Blu Infinito ou Grigio Mistero (c’est fou comme tout sonne mieux en italien). Du joli museau à la glace arrière en Lexan et ses ouïes en forme de trident, en passant par les portes en élytre, c’est vraiment une très belle auto en chair et en os, n’en déplaise à tous les grincheux qui se sont déchaînés sur les photos de lancement il y a quelques mois.

Comme la MC12, la MC20 s’alignera en compétition. Le dessin est donc d’autant moins gratuit. Maserati a choisi la voie de la fibre de carbone – à l’instar de McLaren mais contrairement à Ferrari qui a toujours préféré l’aluminium à ce niveau de gamme – afin d’obtenir le meilleur compromis rigidité/poids. Une panoplie de générateurs de vortex et de prises d’air canalisent les flux le long de la carrosserie pour les besoins du refroidissement et de l’aéro. La MC20 a été développée en un peu plus de deux ans sur les outils de simulation du Maserati Innovation Lab. La marque explique que 97 % de la R& D a été effectuée de façon virtuelle.

Le plat de résistance reste le moteur. Un tout nouveau V6 3.0 biturbo à 90° et carter sec, baptisé Nettuno (Neptune, trident, tout ça). Développant 630 ch (soit un rendement colossal de 210 ch/l) à 7 300 tr/min et 730 Nm dès 3 000 tr/min, il est positionné très bas, au profit du centre de gravité.

Bridgestone a développé des gommes sur mesure à bande de roulement asymétrique, et les compatriotes de chez Brembo se sont occupés des freins, ici les carbone-céramique optionnels à 12 000 €.

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