L’Aston Martin Victor est un chef-d’œuvre de 850 ch avec une boîte manuelle

Voilà ce qui se passe quand le département sur mesure d'Aston Martin revoit une One-77 à la sauce rétro avec des bouts de Vulcan dedans

La rédaction | Le 4 septembre 2020 |

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Celle-là, on ne s’y attendait pas. Voici l’Aston Martin Victor, une voiture unique conçue par la division Q du constructeur, dédiée aux commandes spéciales. C’est une compil de tout ce qui s’est fait de mieux chez Aston pendant la dernière décennie : One-77, Vulcan et Valkyrie. Rien que ça.

Commençons par ce qui se voit le moins. Cette auto repose sur un châssis monocoque de One-77, accompagné de son V12 7.3 atmosphérique central avant. À l’époque, ce dernier développait 750 ch. Soit plus que le 5.2 biturbo de l’actuelle DBS Superleggera, mais cela ne suffisait apparemment pas…

Il a donc été renvoyé chez Cosworth, d’où il est revenu avec 848 ch (et 820 Nm, contre 750 à l’origine). Toujours sans l’ombre d’un turbo à l’horizon, sinon ce ne serait pas drôle. 850 ch sur un V12 atmo : la bande-son s’annonce orgasmique.

Le V12 en question anime les seules roues arrière via une boîte MANUELLE à six rapports – la One-77 faisait appel à une boîte robotisée à simple embrayage –, ce qui en fait comme on s’en serait douté l’Aston à transmission mécanique la plus puissante de l’histoire.

Pour digérer tout ça, la marque mentionne un « embrayage de course sur mesure« , tandis que les suspensions à poussoir et les amortisseurs réglables sont empruntées à la pistarde Vulcan, mais avec une configuration optimisée pour la route. Les énormes jantes à écrou central abritent de moins énormes disques carbone-céramique Brembo.

Pour habiller le tout, on trouve une carrosserie en fibre de carbone inspirée des Aston Martin DBS, V8 et Vantage des années 70 et 80, et notamment de l’impressionnant proto RHAM/1 d’endurance. Malgré cette inspiration clairement rétro et l’absence d’aileron, remplacé par un simple (mais énorme) becquet en queue de canard, Aston Martin promet plus d’appui aérodynamique que sur l’actuelle Vantage GT4, ce qui sera sans doute bienvenue au moment de taquiner pareil monstre sur circuit.

Les feux arrière évoquent quant à eux ceux de la Valkyrie. À bord, le volant course est celui de la Vulcan, et la sellerie verte, avec des touches de cuir tabac, fait écho à la livrée sombre de la carrosserie. Malgré son allure massive, la Victor pèse moins que la One-77 (1 630 kg) dont elle dérive.

Et son nom ? C’est un hommage à Victor Gauntlett, patron de la marque de 1981 à 1991. Les férus d’aviation auront peut-être aussi remarqué qu’après la Vulcan, cette Victor partage elle aussi son nom avec un bombardier stratégique britannique. À ce compte-là, la prochaine devrait s’appeler Valiant, d’après le troisième V-Bomber. Ce qui sonnerait toujours mieux que Lionel ou Robert, si un jour Aston Martin voulait faire un clin d’oeil à ses deux fondateurs.

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