La Radford Type 62-2 est une supercar rétro de 600 ch

Un hommage à la Lotus éponyme, avec des bouts d'Emira dedans et un châssis validé par Jenson Button himself

La rédaction | Le 9 août 2021 |

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Radford, ça vous dit quelque chose ? Au printemps, ce carrossier britannique avait annoncé sa résurrection aux Etats-Unis. Il passe maintenant aux choses sérieuses avec ces premiers rendus de la Type 62-2, remake de la Lotus 62 des années 60.

D’autant plus sérieuses que Lotus est officiellement impliqué dans le projet, auquel il fournira « ses technologies les plus récentes pour proposer l’expérience de conduite la plus pure. » On ignore encore jusqu’où sera poussée cette filiation technique.

Ce qui est certain, c’est qu’on retrouvera sous le capot de la Type 62 le V6 3.5 compressé d’origine Toyota des Emira, Evora et Exige. Bien évidemment en position centrale arrière, il pourra être associé à une boîte manuelle à six rapports ou à une double embrayage à sept rapports selon les versions. Dans tous les cas, Radford promet une voiture « conçue pour des sensations mécaniques naturelles, une implication exceptionnelle du conducteur et des performances sans compromis. »

La Type 62 Classic sera caractérisée par un V6 de 430 ch, une boîte manuelle, une carrosserie sans aileron, et des roues de 17 pouces à l’avant et 18 pouces à l’arrière. La Gold Leaf passera à 500 ch avec une boîte à double embrayage, deux petits becquets en queue de canard à l’arrière, des roues de 18 et 19 pouces à écrou central, le tout supervisé par un contrôle de motricité de type compétition. Enfin, la JPS offrira 600 ch, une boîte à double embrayage, un kit aérodynamique conséquent ainsi que des roues et des freins en carbone. Vous aurez deviné que la Classic est ici en vert et la Gold Leaf en rouge et blanc, la JPS n’ayant pas encore été dévoilée.

Selon Radford, la forme suivra la fonction : ce ne sera pas du néo-rétro gratuit comme on pourrait être tenté de le croire en découvrant ces portières qui mordent largement sur le toit et cet unique essuie-glace central. Le poids passera sous la tonne dans les versions les plus affûtées grâce à une structure en alu extrudé et collé (comme sur les Lotus) et des panneaux de carrosserie en carbone. Il n’y aura pas de direction assistée, et les aides à la conduite seront réduites au strict minimum.

« Créer une voiture qui soit à la fois luxueuse, confortable et formidable à conduire est un défi compliqué, mais la première Radford de l’ère moderne est à la hauteur », promet Jenson Button, tête d’affiche de l’équipe de développement. « Le châssis montre toutes les qualités d’une voiture de course pour la route, parfaitement équilibrée, donnant toute confiance à son conducteur pour prendre un maximum de plaisir à chaque sortie. »

Alors non, ce n’est peut-être pas une opinion totalement objective, mais le monsieur est tout de même champion du monde de Formule 1. On aurait tendance à penser qu’il n’apposerait pas son nom sur une voiture sous-vireuse et barbante à conduire.

Radford promet aussi une excellente visibilité, une capacité de chargement utilisable, le tout saupoudré de technologie modernes avec par exemple des caméras en guise de rétroviseurs (moui…), un système de levage du train avant pour franchir les dos d’âne sans encombre, une hi-fi Bluetooth et un logiciel de télémétrie intégré.

La Radford Type 62-2 sera produite à 62 exemplaires personnalisés dans les moindres détails. Les heureux propriétaires pourront aussi embarquer avec Jenson Button sur circuit pour avoir un meilleur aperçu du potentiel de la bête. Le tarif ? Elevé, c’est tout ce qu’on peut vous dire pour l’instant.

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