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Une monstrueuse Radford à l’assaut de Pikes Peak
700 ch, 861 kg, 0 à 100 km/h en 2,2 s. La montagne n'est pas prête.
Même si elle en reprend le nom et et plus ou moins la silhouette sous son barda aérodynamique, la Radford Type 62-2 Pikes Peak Edition ne partage presque rien avec la 62-2 standard, elle-même basée sur la Lotus Exige. À vrai dire, elles ne pratiquent même pas le même sport…
Voici peut-être l’une des plus belles autos qui se sera jamais présentée sur la ligne de départ de Pikes Peak. La marque (re)créée par Ant Anstead et Jenson Button a donné naissance à un proto dont la vocation est très simple : rouler très, très vite sur une très, très grosse côte.
« Je sais que cette voiture va être un monstre », explique Tanner Foust à TopGear.com. Le pilote américain s’est vu confier la tâche de garder ce poids plume sur la route lorsqu’il s’attaquera à fameuse course de côte du Colorado en juin. « Elle n’a pour ainsi dire rien en commun avec la voiture de route. Elle en partage la philosophie de design et quelques composants, mais tout le reste est soit modifié, soit construit sur mesure. »
Tout le reste, à commencer par le châssis. Quand la Type 62-2 standard repose sur une structure en aluminium, la Pikes Peak Edition a droit à une monocoque en fibre de carbone 230 mm plus large. Les berceaux avant et arrière sont inédits, comme la géométrie de suspension.
Le fond plat est entièrement nouveau et, si vous êtes observateur, vous aurez peut-être remarqué les discrets appendices en fibre de carbone un peu partout. On dirait un Transformer en train de se préparer au combat… Tout ça sert à optimiser le refroidissement et l’efficience aérodynamique, avec en tête d’affiche une imposante prise d’air de toit et un énôÔôrme aileron arrière en col de cygne. Et ce diffuseur… Pfiou.
En dessous, on retrouve le V6 3,5 l compressé d’origine Toyota. En tout cas le bas moteur, tout le reste étant différent. Il développe désormais 700 ch (contre 600 sur la version routière la plus puissante, la JPS), envoyés aux roues arrière via une boîte séquentielle. Radford promet un à à 100 km/h en 2,2 s (contre 2,9 s sur la JPS), et 260 km/h en pointe malgré tous ces ailerons à traîner.
C’est un mélange spécial concocté par Mobil 1 qui alimentera le moteur pour compenser l’altitude à Pikes Peak (rappelons que la ligne d’arrivée se situe à 4 300 m de haut). « L’altitude a un effet considérable non seulement sur le conducteur mais aussi sur la voiture, explique Tanner Foust. Non seulement vous perdez de la puissance, mais vous manquez d’air pour le refroidissement. Donc les radiateurs sont 50 % moins efficaces. Idem pour l’appui. »
Le système de refroidissement de la Radford Pikes Peak Edition est donc beaucoup plus « complexe » que celui de la version routière. Les freins en carbone viennent de chez AP Racing, qui fournit aussi le pédalier.
Il n’y a plus qu’un seul baquet, qui est désormais en position centrale et ne pèse que 3,7 kg. Au total, la Radford Pikes Peak Edition pèse seulement 861 kg, soit deux quintaux de moins qu’une Type 62-2 déjà pas bien lourde. Elle intègre environ 70 éléments imprimés en 3D, et reçoit une batterie ultralégère. Ce qu’il y a de plus lourd sur cette voiture, finalement, c’est peut-être l’histoire de sa livrée JPS, portée pour la dernière fois sur une voiture de course par la Lotus d’Ayrton Senna en 1986.
La Radford sera alignée dans la catégorie Exhibition, qui ne se bat pas pour la victoire absolue mais a pour vocation de « promouvoir et démontrer les progrès dans l’application pratique des technologies des sports mécaniques et de l’ingénierie automobile ». On y trouvera cette année des engins aussi hétéroclites que le BMW XM Label Red, la nouvelle Acura Integra, une barquette Radical à moteur Diesel ou, côté électrique, une Tesla Model S Plaid et un pick-up Rivian R1T. « Il y a beaucoup de voitures performantes, souligne Tanner Foust. Rhys Millen roulera dans cette catégorie et il a gagné au général. Il y a aussi beaucoup de voitures engagées par des grands constructeurs, c’est une sorte de catégorie fourre-tout. »
« Notre tâche ne va pas être facile », ajoute-t-il. Mais l’équipe n’a rien contre un peu de challenge. « Même à cette époque de groupes automobiles géants à 20 marques, j’adore l’idée que le petit poucet puisse encore avoir son mot à dire. » Il faudra attendre le 25 juin pour voir si ce petit poucet-là saura profiter de son poids plume et de sa grosse cavalerie pour en remontrer aux ogres de Pikes Peak.
Top Gear
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