Les Audi S6 et S7 passent au Diesel

Adieu, V8. Les A6 et A7 semi-sportives adoptent un V6 Diesel à compresseur électrique

La rédaction | Le 11 avril 2019 |

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Les temps changent chez Audi, mais pas forcément dans le sens auquel on pourrait s’attendre. Il fut un temps où les S6 et S7 étaient animées par un V8. Voire, si l’on remonte encore un peu, un V10 atmosphérique Lamborghini… Soupir. En cette époque de chasse au gaspi, une nouvelle cure de downsizing était inéluctable.

Un V6 essence turbo semblait la solution évidente. Dont acte en Amérique du Nord, en Asie et au Moyen-Orient, avec le 2.9 qu’on connaît déjà sous le capot des RS4 et RS5.

Et chez nous ? Un Diesel. Plus précisément le 3.0 du SQ5, associé à un compresseur électrique et une hybridation légère 48 V pour un couple instantané et des redémarrages tout en souplesse.

On parle tout de même de 349 ch et 700 Nm. Nettement moins de puissance, mais plus de couple que sur les dernières S6 et S7 essence (450 ch et 550 nm). La S6 berline se débarrasse du 0 à 100 km/h en 5 s tout rond, et les S6 Avant et S7 en un dixième supplémentaire. Toutes trois sont bridées à 250 km/h. Le bond le plus spectaculaire sur la fiche technique concerne bien sûr le bilan environnemental puisque la plus vorace du trio, la S6 Avant, se contente officiellement de 6,5 l/100 km et 171 g/km de CO2 (en WLTP, à comparer aux 9,4 l et 219 g de l’ancienne… selon une norme NEDC plus optimiste).

La boîte de vitesses est une automatique à huit rapports, transmettant le couple aux quatre roues avec une distribution standard de 40/60 entre l’avant et l’arrière. En option, on retrouve un différentiel Sport Quattro (capable de vectoriser le couple entre les roues arrière), des freins carbone-céramique, une suspension pneumatique adaptative et des roues arrière directrices (empruntées au SQ7).

Esthétiquement, les différences sont ténues entre les S6/7 et leurs congénères moins puissantes. Et c’est très bien comme ça. Seules les quatre sorties d’échappement – bon, et le rouge de la S6 Avant sur les photos presse, d’accord – suggèrent qu’il ne s’agit peut-être pas d’un banal 2.0 TDI S-Line. Et sans doute un générateur de son ad hoc, le péché mignon de la marque sur ses V6 Diesel.

Les S6 et S7 TDI (il va falloir s’y faire) seront commercialisées cet été.

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