Fêtons le retour du DTM avec cette somptueuse Audi V8

Le DTM se déconfine et entame ses essais de pré-saison. Dommage que les voitures ne ressemblent plus à ça...

La rédaction | Le 8 juin 2020 |

Audi V8

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Que les amateurs de sport automobile, de currywurst et de Pils se réjouissent, le DTM revient. Bientôt. Le plateau du championnat allemand de supertourisme commence en douceur ce lundi avec une session d’essais au Nürburgring, avant de lancer pour de bon sa saison 2020 le 1er août à Spa-Francorchamps.

Comme vous le savez peut-être, ce sera la dernière année où Audi engagera des voitures au départ du Deutsche Tourenwagen Masters, que la marque désertera l’année prochaine pour redoubler d’efforts en Formule E. Dans l’état actuel des choses, BMW se retrouve donc seul en 2021 puisque Mercedes avait déjà renoncé à l’issue de la saison 2018, lui aussi au profit de la Formule E.

Mais oublions ce nuage à l’horizon et vautrons-nous un instant dans la nostalgie avec la magnifique Audi vintage qui illustre cet article. Il s’agit de la V8 Quattro DTM, l’une des voitures la plus impressionnantes de l’âge d’or du championnat. Le DTM est né en 1984, mais c’est en 1990 qu’Audi se joint à la fête. Quand BMW et Mercedes alignent respectivement leurs petites M3 et 190 E, la marque d’Ingolstadt lance dans la mêlée sa V8, ancêtre de l’A8 et donc concurrente dans le civil des Série 7 et Classe S de l’époque, deux segments (et trois quintaux) au-dessus. L’Opel Omega se situe quant à elle à un gabarit et un poids intermédiaire.

Animée par un bon gros V8 3.6 atmosphérique développant jusqu’à 462 ch, la V8 peut compter sur la fameuse transmission intégrale maison. Elle est la seule voiture V8 du plateau, et la seule à quatre roues motrices. Et en plus, elle respecte la réglementation Groupe A en conservant sur sa planche de bord les inserts en ronce de bois de la version de série. Que demande le peuple ?

18 mois après ses premiers tours de roues, la V8 Quattro avait déjà récolté deux titres avec Hans-Joachim Stuck puis Frank Biela. Hélas, au cours de la saison 1992, un changement de vilebrequin jugé non conforme cause le retrait de la marque avant la septième course. Triste.

« La V8 Quattro était une grosse voiture, a confirmé Frank Biela. J’ai eu le coup de foudre lorsque je l’ai conduite la première fois à Vallelunga. La direction assistée était tellement bonne que j’aurais pu boucler le tour entier avec une seule main sur le volant. La voiture était incroyablement facile à conduire, et dans une catégorie à part. »

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