Flashback sur la BMW M3 E30 cabriolet

Cette splendeur des années 80 décadentes ne fait rien comme il faut. Mais c’est si bon d’être mauvais…

La rédaction | Le 27 novembre 2019 |

En savoir plus à ce sujet :

Si vous avez jeté un œil par la fenêtre aujourd’hui (ou tous les autres jours du mois, pour les Parisiens), vous aurez sans doute remarqué qu’il ne fait pas vraiment un temps à sortir un cabriolet.

Donc laissez nous profiter de l’occasion pour vous présenter le pire type de cabriolets jamais conçu : les cabriolets sportifs. Comme tout conducteur de cab vous le dira, dépasser les 80 km/h décapoté est avant tout synonyme de restylage capillaire incontrôlé et de passager totalement blasé. Voire jusqu’à trois passagers totalement blasés, dans le cas de la M3 E30 Cabriolet. Alors quel intérêt d’avoir une décapotable capable de flirter avec les 240 km/h ? Même pour la Tina Turner de Mad Max, un tel décoiffage ne serait pas un cadeau.

Mais il y a une satisfaction malsaine à se délecter de tout ce que la M3 E30 Cabriolet fait de travers. Ses ailes verticales presque dignes d’un pick-up, par exemple. Ou le fait de savoir que l’embonpoint conséquent de cette version découvrable cohabite avec un moteur de course, une boîte à grille inversée et des passages de roues bodybuildés.

Seulement 800 exemplaires ont été produits. La cote de la M3 E30 coupé ayant déjà atteint des sommets, vous vous doutez qu’il va falloir casser votre tirelire pour vous procurer une de ces raretés. Faites comme nous, partez du principe que vous allez en acheter un pack de six ; comme ça, vous aurez l’impression d’avoir fait une affaire quand vous aurez réussi à mettre la main sur une seule d’entre elles.

Cet optimisme à toute épreuve et ce genre de gymnastique mentale sont des prérequis quand on souhaite posséder une M3 E30 Cabriolet. Si vous estimez que ça vous ressemble, faites donc un crochet par les locaux de Top Gear quand la pluie s’arrêtera. Enfin, si elle s’arrête un jour.

Articles associés

Plus d'articles