Volkswagen Polo

La Polo VI a connu quelques critiques notamment quant à sa qualité perçue, cheval de bataille de Volkswagen. Le restylage règle-t-il ces soucis ?

Niels de Geyer | Le 28 mars 2022 |

Note
globale

7
10

Modèle

Volkswagen Polo 1.0 TSI 110

À partir de 23 115 €

Moteur

3 cyl. 1.0T
110 ch

Conso

5,5 l/100 km
125 g/km

Performances

0 à 100 km/h en 10,4 s
Vitesse maxi : 195 km/h

Poids

1 207 kg

Verdict

Pour : Une vraie petite routière, spacieuse, ouatée et bien motorisée.

Contre : Les molettes de clim sont demandées à l’accueil. Un peu de caractère, aussi.

Depuis bien longtemps, la Golf et la Polo, c’est le docteur Denfer et Mini-Moi, le rire sardonique en moins. La preuve une fois encore avec ce restylage de la Volkswagen Polo VI, qui s’inspire de la récente Golf VIII – vous suivez ? – pour adopter un regard plus expressif (à base de phares matriciels sur les finitions hautes Style et R-Line), un bandeau de LED en travers de la calandre (idem) et des feux arrière qui débordent maintenant sur le hayon.

À bord, les changements sont plus discrets, mais l’un d’entre eux se fera sentir au quotidien. Méthodiquement, Volkswagen continue en effet de massacrer l’ergonomie exemplaire de ses modèles à coups de commandes de climatisation tactiles. Après la Golf, le Tiguan et l’Arteon (sans parler des ID électriques), c’est au tour de la Polo de faire les frais de cette manie. La Seat Ibiza restylée et la nouvelle Skoda Fabia, ses cousines moins huppées, ont échappé à ce cadeau empoisonné… La Polo elle-même reste disponible avec une platine de clim physique (manuelle), mais uniquement en entrée de gamme Life. Ces infernales barres tactiles, obligatoires avec la climatisation automatique (400 € en Life), s’avèrent encore moins pratiques en roulant que les commandes sur écran type Peugeot.

Sans elles, la Polo restylée rendrait une copie quasi parfaite en matière de présentation et d’ergonomie. Toute la gamme profite maintenant de la planche de bord intégralement moussée et de l’excellente instrumentation numérique maison, configurable à souhait et toujours aussi transparente à l’usage. Les sièges sont très accueillants, notamment ceux de notre modèle Style avec leur dessin enveloppant et leur sellerie velours, tandis que l’amplitude généreuse des réglages permettra à tous les gabarits de fignoler leur position de conduite. Désormais longue de 4,07 m (soit 2 cm de plus que la phase 1, ou que les Clio et 208), la Polo reste aussi l’une des plus logeables de la catégorie, tant aux places arrière que pour les bagages (351 l de coffre).

Le 3 cylindres 1 l turbo reste un modèle du genre, à la fois pétillant, discret et sobre : 5,9 l/100 km à l’ordinateur de bord après 150 km de petites routes et de traversées de villages, en haussant de temps en temps le rythme entre deux bouchons. Le maillon faible serait plutôt la boîte DSG, imposée sur cette version 110 ch, qu’il faut impérativement basculer en mode Sport pour espérer un peu de réactivité. Les minuscules palettes ne sont pas d’un grand secours. Mais c’est aussi grâce à cette nonchalance que la Polo parvient à contenir son appétit… Même la douceur n’est pas toujours au rendez-vous à basse vitesse.

Là encore, le mieux est l’ennemi du bien : la version 95 ch du 3 cylindres est bien assez pêchue et permet de se rappeler l’agrément d’une bonne vieille boîte manuelle (la DSG reste proposée en option), même avec seulement 5 rapports et un étagement trop long, normes d’homologation obligent.

Dynamiquement, on s’amuse moins qu’au volant d’une 208. Cela n’empêche pas la Polo d’allier rigueur et confort avec talent, d’autant mieux si l’on évite les jantes 17 pouces (325 € en Style) qui dégradent sensiblement le filtrage. Elle se montre aussi agréablement feutrée sur les grands axes. Citadine ? Il y a bien longtemps que ce mot fourre-tout ne veut plus dire grand-chose, mais la Polo taille la route comme peu de petites voitures, quitte à facturer cette polyvalence un peu plus cher que la moyenne. Pas très groovy, baby, mais efficace.

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