Faites place à la Lamborghini Aventador SVJ Roadster

La Lamborghini ultime est passée chez le coiffeur

La rédaction | Le 6 mars 2019 |

La nouvelle Lamborghini Aventador SVJ Roadster, présentée en première mondiale au salon de Genève, c’est d’abord une litanie de chiffres étourdissants. 770 ch, 0 à 100 km/h en 2,9 s, 350 km/h en pointe pour 1 575 kg, soit seulement 50 kg de plus que la SVJ coupé qui détient actuellement le record du tour pour une voiture de série sur le Nürburgring.

Selon Lamborghini, remplacer le toit par du vide (ou deux panneaux amovibles de 6 kg chacun si la météo ne vous laisse pas le choix) ne remet nullement en cause les bienfaits de l’aérodynamique active de l’Aventador SVJ. L’appui serait ainsi en hausse de 40 % par rapport à la précédente Aventador SV Roadster. Assurément un excellent argument pour négocier cette dernière en occasion (la méthode Coué, il n’y a que ça de vrai).

Même si la SVJ a forcément perdu en radicalité dans l’opération, elle conserve ainsi ses ailerons mobiles qui permettent d’optimiser l’aérodynamique en virage, ou de diminuer la traînée à pleine vitesse. En chemin, elle aura franchi le 0 à 200 km/h en 8,8 s.

Tout cela s’était révélé redoutablement efficace lorsque nous l’avions testé sur le coupé. Est-ce qu’une SVJ foulera un jour un circuit ? Peu importe. La priorité, selon nous, serait plutôt que les 800 exemplaires prévus soient livrés en série avec leur propre tunnel privé. Il faut bien ça pour profiter dignement d’un cabriolet V12 6.5 atmo.

Selon Lamborghini,« l’échappement ultraléger monté en position haute sublime le son du moteur de la SVJ Roadster et enrichit encore l ‘expérience des occupants ». Ce qui est une manière très professionnelle de dire «ça fait VROAAAAAAAhhhVROAAAAAAAH et en dix secondes tout le monde est sourd (mais content) à 3 km à la ronde. »

Les geeks auront noté les amortisseurs magnétiques autoadaptatifs, les quatre modes de conduite et les pneus Pirelli qui collent. Les grands enfants retiendront plutôt que le bouton qui permet d’abaisser la glace arrière pour s’en mettre plein les oreilles même quand le toit est en place.

On n’en attendait pas moins d’une auto à 465 000 €, qui devient la découvrable la plus hardcore du marché depuis feu la LaFerrari Aperta. De la fibre de carbone en veux-tu en voilà, un V12 qui hurle à 8 700 tr/min, une aéro tellement perfectionnée qu’elle est interdite sur les voitures de course… Bref, une supercar dans toute sa splendeur, comme on en fera sans doute bientôt plus.

Savourez. Vous aussi, vous entendez ces images, et vous les voyez cracher des flammes ?

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