La Peugeot 9X8 fait ses débuts ce week-end à Monza

L’Hypercar dépourvue d’aileron a fait l’impasse sur Le Mans pour cause de fignolations de dernière minute mais elle est désormais prête à être lâchée.

| Le 8 juillet 2022 |

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La Peugeot 9X8, l’Hypercar du Lion dévoilée il y a tout pile un an, fera ses débuts officiels en compétition à l’occasion des 6 Heures de Monza ce week-end. Si jamais vous sortez d’une grotte ou si on vous avait oublié en isolement après une contamination au COVID, petit rappel, la Peugeot 9X8, c’est l’Hypercar SANS aileron.

À l’origine, on avait l’espoir de la voir participer aux 24 Heures du Mans il y a quelques semaines. Mais Peugeot a préféré faire l’impasse sur les trois premières manches du WEC, le Championnat du Monde d’Endurance, pour affiner quelques détails avant que le développement de la voiture ne soit figé par l’homologation.

Peugeot affirme que le 9X8 a maintenant accumulé plus de 15 000 km de course physique lors d’essais (en plus de centaines d’heures de simulateurs, NDLR). Dont une session d’endurance de 36 heures sur le circuit MotorLand Aragon en Espagne.

« Nous avons pu repérer et corriger de nombreux problèmes techniques », explique Jean-Marc Finot, responsable de Stellantis motorsport. « Cela ne veut pas dire que nous n’en rencontrerons pas d’autres pendant la course, mais nous sommes très heureux de commencer ce programme. »

Maintenant, la question que tout le monde se pose est : Peugeot peut-il tout de suite aller défier les leaders, Toyota, qui sont sur une série de cinq victoires consécutives aux 24 Heures du Mans ?

« Bien sûr, nous ferons de notre mieux », déclare Finot. « Mais ces premières courses, cette année, serviront surtout à acquérir de l’expérience. Nous avons une toute nouvelle équipe et nous affronterons de grands concurrents. Notre première interrogation est de voir où se situe la voiture (par rapport à la concurrence, NDLR). Nous le découvrirons en même temps que vous !”

Monza est bien sûr un circuit rapide, avec une grosse partie du tour à plein régime et un seul vrai virage à grande vitesse. Le type de tracé idéal pour une voiture sans aileron arrière, nan ?

« Le fait que la voiture n’ait pas d’aileron arrière n’a aucun effet fonctionnel », insiste Finot. « Selon le règlement, nous devons nous trouver dans une fourchette en termes de traînée et d’appui. Et tant que nous sommes dans le cadre, nous pouvons faire le design que nous voulons.

« Le coefficient d’appui a été atteint sans aileron arrière, nous l’avons validé en simulation CFD (Computational Fluid Dynamics). Nous l’avons ensuite vérifié en soufflerie, c’était toujours correct. Nous avons enfin vérifié sur piste et… c’était toujours correct. Alors on l’a gardé.» Dit comme ça, c’est fou comme ça a l’air simple de révolutionner un principe acquis depuis des décennies.

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