La Peugeot 9X8 des 24 Heures du Mans n’a pas d’aileron arrière

Ça y est, Peugeot a dévoilé son Hypercar. On ne sait pas encore si elle sera rapide mais une chose est sûre, elle est magnifique

La rédaction | Le 6 juillet 2021 |

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L’héritière des Peugeot 905 et 908 s’appellera finalement 9X8, et elle ressemblera très fortement au prototype que vous avez sous les yeux, promet la marque. Contrairement à la Toyota qui ressemble comme deux gouttes de pétrole à une LMP1, Peugeot a en effet exploité les possibilités de la nouvelle réglementation Hypercar pour dessiner une voiture à l’allure dantesque, qui fera ses débuts au Mans en 2023 face à Toyota, Porsche, Audi, Ferrari et peut-être BMW (attention, vous avez un petit filet de bave, là). Si tout se passe bien, ses premiers tours de roue en compétition auront lieu en championnat du monde d’endurance (WEC) dès 2022.

Plus que la face avant aux accents rétro autour d’un énorme blason, plus que la carrosserie généreusement ajourée, les trois griffes en guise de signature lumineuse ou les somptueuses dérives-feux arrière, ce qui frappe, c’est l’absence d’aileron. « Le règlement nous autorise à avoir un seul élément aérodynamique ajustable, sans qu’il soit précisé que ce doive être à l’aileron arrière », explique Olivier Jansonnie, directeur technique du programme WEC Peugeot Sport. « Nos calculs et nos simulations ont démontré que nous pouvions être très performants sans aileron arrière. » Autrement dit, il doit se passer des choses pas très catholiques dans le soubassement. En sachant que la réglementation impose un seul package aéro sur toute la saison de WEC, et qu’il ne pourra donc pas pousser un aileron à la Peugeot pour Spa, Fuji ou Portimão.

« Cette absence d’aileron arrière sur la Peugeot 9X8 est un marqueur d’innovation majeur, se réjouit Jean-Marc Finot, directeur de Stellantis Motorsport. On atteint un niveau d’efficience technique, en aérodynamique, qui nous permet de nous passer de cet artifice. Mais comment, en dépit de toutes les croyances et des habitudes, cette absence est dictée par la recherche de performance, nous allons en garder le secret aussi longtemps que possible ! »

La livrée gris Sélénium aux accents vert fluo Kryptonite (couleur reprise pour la sellerie de ce premier show car) fait écho aux couleurs de lancement de la 508 PSE qui vient d’étrenner sur la route le nouveau label hybrido-sportif de Peugeot. Pour la fiche technique, on retrouve comme promis un V6 2.6 biturbo de 680 ch en position centrale arrière et un moteur électrique de 272 ch sur le train avant, l’ensemble ne délivrant jamais plus de 680 ch en course conformément à la réglementation, sauf en bout de ligne droite une fois la batterie vide (plus de détails dans notre article sur la motorisation de la 9X8).

Nous vous avions déjà présenté les pilotes de ce monstre : Loïc Duval, Paul di Resta, Kevin Magnussen, Mikkel Jensen, Gustavo Menezes et Jean-Eric Vergne, qui seront répartis plus tard en deux équipages en fonction des affinités, avec James Rossiter comme réserviste.

Ces 24 heures du Mans 2023 s’annoncent décidément très, très bien.

 

 

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