Un V12 atmo pour le Ferrari Purosangue

Le premier SUV Ferrari aura droit à la crème des moteurs maison. Et il ne représentera pas plus de 20 % des ventes, c'est promis

La rédaction | Le 20 juin 2022 |

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La semaine dernière, Ferrari présentait ses orientations stratégiques pour les années à venir. Ça a parlé cash flow, mix des ventes, marges brutes et neutralité carbone. Donc SUV, puisque Ferrari a confirmé son intention de lancer le Purosangue en septembre 2022.

Ah, et la marque en a profité pour préciser négligemment que ce serait un « pur modèle V12 », avant de lâcher le micro.

C’est donc officiel, le premier SUV Ferrari ne sera pas animé par un vulgaire V8 biturbo mais par un V12, sans turbo ni hybridation si l’on en croit le « pur ». Autrement dit, les Porsche Cayenne, Lamborghini Urus et Aston Martin DBX pourront aller se rhabiller. Parmi les super-SUV, seuls les Bentley Bentayga et Rolls-Royce Cullinan proposent actuellement un 12 cylindres, turbocompressé dans les deux cas. Pour les mélomanes, la question ne se posera même pas.

Ferrari en a profité pour détailler comment il comptait répartir ses ventes entre les divers modèles de sa gamme. Selon la marque, le Purosangue n’a pas vocation à dépasser 20 % des volumes annuels. Rassurés, les puristes ?

Les familles « Icona » et « Supercar » (l’héritière de la LaFerrari, qui arrivera d’ici 2026) représenteront quant à elles « bien moins moins de 5 % des volumes totaux », contre environ 10 % pour les « séries spéciales » (488 Pista, 812 Competitizione…). Autre nouvelle qui ne surprendra personne, « Ferrari continuera à concevoir, à développer et à fabriquer ses moteurs à Maranello. » Ferrari va donc continuer à faire des moteurs Ferrari, ouf.

Et notamment des moteurs thermiques pour encore un certain temps, même si la marque va poursuivre l’électrification de sa gamme. Dès 2026, les Ferrari thermiques ne devraient plus représenter que 40 % de la gamme. Les 60 % restants seront soit hybrides (dans le sillage des SF90 et 296 GTB), soit électriques, le premier modèle du genre étant prévu pour 2025. Bien sûr, ces e-Ferrari n’en offriront pas moins « les émotions de conduite et les frissons d’une vraie Ferrari », nous promet-on. En 2030, Ferrari prévoit 40 % d’électriques, 40 % d’hybrides et 20 % de thermiques.

La marque a aussi parlé assistances et technologie embarquée. Les futurs modèles n’iront pas au-delà du niveau 2 en conduite autonome, la marque estimant que ses clients ne viennent pas chez elle pour se faire conduire. Il faut « préserver toutes les émotions extraordinaires qui sont le privilège du conducteur », justifie-t-elle. Ça se tient.

« Notre marque nourrit les rêves de millions de personnes », explique le président du conseil d’administration John Elkann. « Elle a été bâtie sur 75 ans d’expériences grisantes et mémorables, de succès sur la piste et de pur plaisir de conduire sur la route. Elle a créé une communauté inclusive et fusionnelle qui dépassent les gens, les pays et même des industries. Tant que nous préservons son héritage et ses valeurs, elle constituera une base solide pour nos futurs plans stratégiques. »

Rendez-vous en septembre pour ouvrir une nouvelle page de la saga Ferrari.

 

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