Koenigsegg se lance dans le low-cost

Un partenariat avec NEVS pour une "petite" supercar hybride à 1 million d’euros en 2020

La rédaction | Le 31 janvier 2019 |

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Koenigsegg veut grandir. Pour ce faire, le constructeur suédois dévoilera bientôt une supercar entièrement nouvelle, qui viendra se placer en dessous de ses monstres actuels afin d’attirer une nouvelle clientèle.

On ne parle donc pas de la remplaçante de l’Agera RS ou d’une nouvelle variante de la Regera (qui illustre cet article). Il s’agira d’une supercar affichée à environ 1 million d’euros afin de permettre à Christian von Koenigsegg de porter les volumes de la marque de 20 voitures par an à une centaine.

« À la base, nous souhaitons étendre notre offre car la demande actuelle dépasse largement de nos capacités de production, a-t-il expliqué à nos confrères de TopGear.com. Les délais de livraison atteignent plusieurs années sur les hypercars ultra-exclusives que nous produisons actuellement. »

« Cependant, nous pensons qu’en lançant une supercar, toujours sur mesure mais un peu moins chère (sous la barre du million d’euros), nous pourrions atteindre un volume de production annuel à trois chiffres. » C’est là qu’entre en scène NEVS – National Vehicule Sweden – qui a signé un partenariat avec Koenigsegg. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est que NEVS est l’entité sino-suédoise bâtie sur les décombres de Saab (que Koenigsegg avait d’ailleurs failli racheter avant hélas de passer la main à Spyker, avec le succès qu’on sait). Elle s’est depuis spécialisée dans les voitures électriques, un savoir-faire qui intéresse Koenigsegg pour la propulsion de sa supercar.

« Notre ambition est de concevoir une voiture zéro émission », a confié Christian von Koenigsegg à Top Gear. Comment ? En combinant la technologie Freevalve qu’il a brevetée (un moteur sans cames ni arbre à cames, remplacés par un système pneumatico-hydraulique piloté électroniquement) et l’électrification. Il s’agira donc d’une supercar hybride.

« Grâce à la technologie Freevalve, la voiture peut démarrer à l’éthanol pur jusqu’à- 30° C, et ne requiert donc pas de carburant fossile ensuite. L’idée est de démontrer que même un moteur thermique peut émettre zéro CO2. »

Repousser les limites du rendement du moteur à combustion interne à toujours été une des passions de Christian von Koenigsegg. « Prenez Tesla. Ils produisent à eux seuls la moitié de toutes les cellules de batterie sur la planète. Volkswagen et BMW vont se lancer à leur tour dans le tout-électrique, ce qui représentera des millions de voitures. Il paraît assez évident que nous nous dirigeons vers une pénurie de cellules à court terme. »

« Je pense qu’utiliser une plus petite batterie et la combiner avec un moteur thermique neutre est une solution séduisante pour une voiture de sport. »

Il assure que cette nouvelle supercar aura un style « typiquement Koenigsegg », mais « avec des proportions légèrement différentes de nos hypercars ». Il exclut tout risque de cannibalisation des modèles emblématiques de la marque, la remplaçante de l’Agera RS et la Regera, beaucoup pus chères. « C’est un autre volume, un autre segment de marché, où nous pensons qu’elle viendra combler un vide. » Il refuse de donner plus de précisions mais promet qu’il s’agira d’une auto « extrêmement sportive ».

Une Koenigsegg « abordable », entièrement nouvelle, fabriquée à la main, hybride avec un moteur thermique du futur, qui créera son propre segment. Le tout avec une vraie gueule de Koenigsegg. On sait pas vous, mais on a hâte d’être en 2020.

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