Nouvelle Porsche 718 Spyder ou la meilleure façon de devenir sourd en 2019

La GT4 n’est pas assez hardcore pour vous ? Essayez sans le toit

Valentin Langard | Le 18 juin 2019 |

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Depuis que les Boxster et Cayman ont troqué leurs flat-six contre des quatre-cylindres, presque n’importe qui doté de l’ouïe réclame un retour en arrière. Même nous chez TopGear, aussi amoureux des petites sportives à moteur central de Stuttgart qu’on puisse l’être, on a peut-être parfois employé des expressions du genre « le flat-4 ne remportera pas un concours de chant ».

Dieu merci, Andreas Preuninger a un peu de TopGear en lui. En tant que chef du département GT, il est responsable des Porsche les plus bruyantes et les plus agréables à conduire de ces vingt dernières années. Il est désormais responsable du nouveau Boxster Spyder et de son flat-6. Pour vous au prix de 95 299 euros.

Eh oui, on est heureux de vous annoncer que ce Spyder n’est plus animé par une quelconque version du flat-4 que l’on retrouve dans les standards Cayman et Boxster. En lieu et place, un six-cylindres à plat 4.0 atmosphérique, placé juste derrière l’habitacle et déchaînant toute sa puissance vers les roues arrière via une boîte manuelle à six rapports. C’est sûrement la meilleure façon de brûler de l’essence.

N’allez tout de même pas penser qu’il s’agit d’un moteur de GT3 au rabais. On parle plutôt d’une version atmosphérique du moteur turbo « 9A2 Evo » que l’on trouve dans la gamme Carrera. Comme dans la GT4, le flat-6 développe 420 chevaux. Une fois les 5 000 tr/min passés, c’est 420 Nm de couple qui s’offrent à vous. La zone rouge est encore beaucoup plus loin, à 8000 tr/min.

Si vous ne faites que cruiser tranquillement, le moteur embarque quelques nouveautés techniques bien utiles, à commencer par la gestion adaptative des cylindres (pour n’en utiliser que quatre au lieu de six). L’injection directe d’essence fonctionne quant à elle par le biais d’injecteurs piézoélectriques (comprendre : à très très haute pression) qui permettent de doser le carburant avec une grande précision. La combustion est ainsi plus complète et les émissions réduites. Porsche s’est vraiment donné du mal pour que son Spyder soit plus qu’un anachronisme bruyant et assoiffé de pétrole.

Mais c’est avec le pied lourd sur l’accélérateur que se révèlent les plus grandes contributions d’Andreas Preuninger. Pour rappel, on parle de l’homme qui se cache derrière la GT3 RS. « C’est peut-être le plus grand bond en avant pour le Spyder. C’est désormais une GT4 ouverte, tout simplement – même moteur, même suspension, même châssis, sans toit », explique-t-il.

Vous avez bien lu : Spyder = GT4 sans toit. Où est-ce qu’on signe ?

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