La nouvelle Toyota Prius n’est même pas moche

Étonnamment agréable à regarder, la cinquième génération de l'emblématique hybride Toyota n'existera chez nous qu'en version rechargeable

La rédaction
Publié le : 17 novembre 2022

Autrefois, rouler hybride, c’était rouler moche. Si Toyota ou Honda justifiaient la laideur de leurs Prius et Insight par d’obscures raisons aérodynamiques, c’était aussi un moyen d’étaler sa vertu, comme Leonardo di Caprio entre deux allers-retours en jet privé. Sauf qu’entre-temps, l’hybridation est plus ou moins devenue la norme. Alors à quoi bon continuer à s’abîmer la rétine tous les matins en ouvrant le garage si ça ne permet même plus d’afficher sa supériorité morale, hmm ?

Résultat, la cinquième génération de Prius… a de l’allure. D’après ces premières photos, nous irions même jusqu’à dire qu’elle est belle. Un adjectif qui n’a à notre connaissance jamais été utilisé dans l’histoire pour décrire une Prius, en tout cas par quelqu’un de sobre.

Reposant sur un empattement allongé de 50 mm (2,75 m), cette nouvelle Prius est 5 cm plus basse que l’ancienne Prius (1,42 m), plus longue de 6 cm (4,60 m, soit 5 cm de moins que l’ancienne Prius Rechargeable), plus large de 2 cm (1,78 m) et… 5 000 % moins tarabiscotée. En Europe, elle existera désormais uniquement en hybride rechargeable, une façon de conserver un statut à part entre la Corolla et la Camry. Sa batterie 13,6 kWh (au lieu de 8,8 kWh), logée sous la banquette arrière et non plus sous le plancher de coffre, lui permet de revendiquer une autonomie électrique en hausse « de plus de 50 % », soit environ 80 km.

La puissance augmente elle aussi de façon spectaculaire : un 2.0 de 148 ch remplace le 1.8 de 98 ch pour la partie thermique, tandis que le moteur électrique, toujours sur le train avant lui aussi, développe désormais 160 ch, plus du double de l’ancienne Prius rechargeable. Soit 223 ch cumulés et un 0 à 100 km/h annoncé en 6,7 s. On est décidément loin du vilain petit canard asthmatique des débuts en 1997.

La planche de bord s’épure elle aussi visuellement, au risque de rentrer dans le rang. Autour d’un grand écran tactile panoramique, le mobilier est plus horizontal et plus sombre, à la manière du récent bZ4X électrique dont la Prius reprend le petit combiné d’instrumentation numérique.

Rendez-vous au printemps 2023 pour confirmer qu’on n’achètera plus la Prius parce qu’elle est sobre, mais parce qu’elle est sexy. Si on nous avait dit ça il y a 25 ans…

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