Oui, la Toyota Prius peut être cool

Il lui faut juste un V8, un gros aileron et des pneus slick. CQFD

La rédaction | Le 12 avril 2019 |

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Aaah, la Toyota Prius. Adorée des chauffeurs de taxi et des écocitoyens modèles, abhorrée par tous ceux qui aiment conduire. D’accord, les chiffres parlent d’eux-mêmes : c’est l’hybride la plus vendue de tous les temps à travers le monde. Mais les chiffres, c’est pas cool. Des énormes ailerons, des pneus slick, un V8 5.4 de 500 ch de Lexus RC F GT3, ÇA, c’est cool. Et c’est justement le traitement auquel la Prius vient d’avoir droit.

Il lui faudra bien ça pour aller courir dans le championnat de supertourisme le plus rapide du monde : le Super GT japonais. Rapide comment ? Pour vous donner une idée, il y a une douzaine d’années, Maserati avait songé à confier une MC12 à une équipe locale pour l’engager en GT500. Mais si, la cousine pistarde de la Ferrari Enzo, terreur du FIA GT au début des années 2000. Eh bien figurez-vous qu’elle était trop lente (en virage, pour des raisons aérodynamiques), et qu’elle se prenait une seconde au tour à Suzuka. Donc vraiment rapide. Genre DTM. Mais même ces gars-là, malgré un règlement technique commun, sont environ 2 s plus lents que leurs confrères japonais. Ce qui est énorme.

Le championnat se divise en deux catégories : le GT500, qui accueille les autos les plus puissantes et les écuries d’usine, et le GT300, beaucoup plus libéral sur l’aéro, les suspensions, la boîte de vitesses, et très prisé par les écuries privées et les préparateurs. C’est dans cette dernière que ces deux Prius rechargeables vont batailler. On est d’accord, elles n’ont plus grand-chose à voir avec le modèle de série.

Seulement les montants de pare-brise, les montants intermédiaires, un bout de plancher par ci, et un bout de toit par là, à vrai dire. Tout le reste a été mis à la benne, y compris le gentil quatre-cylindres hybride, remplacé par un glorieux V8 de 500 ch emprunté à la Lexus RC F GT3 puisque le règlement dispose que n’importe quel moteur peut faire l’affaire pourvu qu’il soit produit par le même constructeur. Autant se faire plaisir… Excellent choix, en tout cas.

On trouve donc sous le capot avant – les nouvelles règles exigent tout de même que le moteur reste au même endroit que sur le modèle de série – un bon gros V8 5.4. Notez qu’il est hybride puisque, comme sur la Toyota LMP1, la Prius GT300 utilise un moteur électrique auxiliaire, à une échelle évidemment beaucoup plus raisonnable. Il s’agit d’un système emprunté à la Toyota Crown hybride locale. Sauf qu’ici, le pack de batteries prend la place du passager Uber…

Ces Prius très spéciales seront engagées par APR Racing. La jaune sera pilotée par Hiroaki Nagai et Max Orido, la rouge par Koki Saga et Yuhki Nakayama.

Au fait, si toutes les Prius ressemblaient à ça, vous ne pensez pas qu’ils en vendraient encore plus ?

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