Les meilleures James Bond Cars, chapitre 4 : l’Aston Martin V8

Six voitures, une par époque, une seule gagnante à la fin. Aujourd'hui, la magnifique Aston V8 de Timothy Dalton

Jason BARLOW • Niels de GEYER | Le 30 septembre 2021 |

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Photos : Mark Riccioni et John Wycherley

Bond doit se ressaisir dans les années 1980, le sexisme bas de plafond et l’humour à la Benny Hill des derniers Roger Moore n’étant plus dans l’air du temps. Timothy Dalton vient donner au rôle un réalisme ténébreux. « Avant tout, je voulais le rendre humain. [Bond] n’est pas un surhomme. On ne peut ne pas s’identifier à un surhomme. Je voulais laisser filtrer des moments de vulnérabilité. Et saisir l’esprit de Ian Fleming. »

L’Aston Martin V8 qu’il conduit dans le film (une série 5, qui venait de passer à l’injection pour atteindre 310 ch) relie ce 15e James Bond à la DB5 qui crève l’écran dans le 3e, tout en collant à la gravité inédite du 007 de Dalton. Cela n’empêche pas la V8 de Tuer n’est pas jouer – qui n’est pas une Vantage comme beaucoup le croient – de disposer de lasers dans les moyeux de roue, d’un moteur-fusée derrière sa plaque d’immatriculation ou d’un système d’autodestruction. Quand Bond et Kara (Maryam d’Abo) l’abandonnent, ils s’échappent en transformant l’étui d’un violoncelle en luge biplace, une idée personnellement testée par le réalisateur John Glen au LA Philharmonic avec un Albert Broccoli sceptique.

En 1987, la V8 est un dinosaure, toujours dérivée de la DBS née à la fin des années 1960. Le dernier sauveur en date d’Aston, l’homme d’affaires et aviateur Victor Gauntlett, fait ce qu’il peut pour lui maintenir la tête hors de l’eau. C’est sa V8 Volante personnelle qu’on voit dans la scène du labo, en train d’être préparée pour l’hiver par Q et ses collègues. Mais on ne transforme pas si facilement un cabriolet en coupé, et il a donc fallu trouver trois autres voitures, et créer sept maquettes.

Peu d’autos sont à l’apogée de leur beauté en fin de carrière, mais l’Aston V8 en fait partie. Bien sûr, elle a vieilli. Sa présentation, avec sa finition catastrophique et des commandes qui semblent dispersées au hasard, comme ses performances et son comportement, qui feraient mourir de rire une Fiesta ST. Mais on comprend pourquoi le réalisateur du nouveau James Bond, Cary Fukunaga, tenait à la faire apparaître dans Mourir peut attendre. Le James Bond de Daniel Craig s’est bâti sur le côté sombre du personnage, mais a pris de l’épaisseur et de la nuance alors qu’il s’apprête à renoncer à son statut de 00. La V8, c’est un peu ça aussi.

Gadgets : 8/10

Perfs : 6/10

Charme : 7/10

Drift : 6/10

Cascades : 7/10

Popularité : 7/10

Total : 41

Après la DB5 de Sean Connery, la DBS de George Lazenby et la Lotus Esprit de Roger Moore, rendez-vous cette semaine sur TopGear-magazine.fr pour les voitures de Pierce Brosnan et Daniel Craig…

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