Flashback sur la première Audi RS6

OK, ce n’est pas le V10, mais admirez les lignes pures de cette Audi RS6 C5

La rédaction | Le 28 novembre 2019 |

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Non, ce n’est pas la diva de la lignée, celle avec le V10 de fou furieux, au volant de laquelle on inventait un nouveau juron à chaque accélération. Celle-ci, c’est la toute première RS6, celle de Daniel Craig dans Layer Cake. La plus cool, forcément.

Bien sûr, à côté de la quatrième génération que nous venons de tester, elle passerait quasiment inaperçue. Mais ne vous y trompez pas, elle a marqué un tournant dans l’histoire des routières sportives (cette première RS6 était d’ailleurs aussi disponible en berline), et le vrai début de la course à l’armement sur ce segment avec BMW et Mercedes. Pratique, rapide, un logo chic. La polyvalence incarnée. Tous les ingrédients nécessaires pour une bonne auto.

La mécanique pourra paraître paresseuse (tout est relatif…) par rapport à celle de ses remplaçantes, et même à l’époque, elle ne passait pas pour la plus interactive du genre. Mais gardez à l’esprit qu’elle a bientôt dix-huit ans ! Et peu importe, dans un monde où tout va maintenant beaucoup trop vite, il n’y a pas de mal à prendre un peu son temps.

On retiendra plutôt que sa ligne a remarquablement bien vieilli. L’A6 fut la première berline de la marque – on ne parlait pas de SUV à l’époque – à décliner le style révolutionnaire du premier TT, et pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître, sublimé ici par les ailes bodybuildées par-dessus de grosses jantes 18 ou 19 pouces (qui a pouffé dans le fond ?). Par ailleurs, même couplé à une bonne vieille boîte auto 5 rapports dépassée par les événements, son V8 4.2 biturbo de 450 ch lui permettait tout de même d’abattre le 0 à 100 en moins de 5 secondes, qui plus est en en faisant profiter toute la famille.

Alors oui, la nouvelle est bien plus impressionnante (vous l’imaginez dans votre rétro avec la musique des Dents de la mer ?) et capable d’enrhumer la quasi-totalité de la production mondiale, supercars comprises. Mais c’est aussi parce que la C5 se la raconte un peu moins qu’elle est tellement cool.

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