La nouvelle Audi RS6 est là, et elle n’est vraiment pas contente

Le superbreak par excellence est de retour

La rédaction | Le 21 août 2019 |

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Ça, c’est du muscle… Dites bonjour à la nouvelle Audi RS6 Avant, avec son V8 turbo, son intérieur sorti de Star Wars et sa carrosserie manifestement inspirée de l’Incroyable Hulk. Franchement, vous avez déjà vu un break familial avec autant de présence ?

L’ancienne Audi RS6 (560 ch, ou 605 en version Performance) n’était pas exactement discrète, mais la nouvelle est bestiale avec ses 4 cm de plus en largeur à chaque passage de roue. C’est bien ça, sa carrure augmente de 8 cm par rapport à l’A6 Avant de fonction de votre patron. Les roues ? 22 pouces s’il vous plaît, ne serait-ce que pour accueillir les plus gros disques de frein jamais montés sur une Audi (carbone-céramique en option).

Il faudra bien ça pour calmer les ardeurs du V8 4.0 biturbo, qui développe à présent 600 ch et 800 Nm. Le tout passe aux quatre roues (60 % sur l’arrière par défaut, mais jusqu’à 85 % selon le mode de conduite et les conditions d’adhérence) via une boîte automatique à huit rapports, associée à un différentiel Sport Quattro à vectorisation de couple à l’arrière.

En dépit d’une masse qui devrait dépasser les deux tonnes, cette débauche de force brute permet à la RS6 d’annoncer un 0 à 100 km/h en seulement 3,6 s, un 0 à 200 km/h en 12 s tout rond, pour une vitesse de pointe de 280 km/h (305 km/h en option). À haute vitesse, la carrosserie s’abaisse automatiquement grâce à une suspension pneumatique adaptative, tandis que les roues arrière directrices profitent à l’agilité comme à la stabilité.

Malgré ses performances hors norme, la RS6 a aussi une conscience. Son V8 est couplé à une hybridation légère 48 V et peut désactiver la moitié de ses cylindres à vitesse de croisière, voir se taire complètement pendant une quarantaine de secondes d’affilée lorsque la voiture est en roue libre entre 55 et 160 km/h, au nom de l’efficience. L’ensemble doit permette d’économiser jusqu’à 0,8 l/100 km.

Tiens, faisons un test : trouvez tous les panneaux de carrosserie que la nouvelle RS6 partage avec une Audi A6 Avant lambda. Attention, il n’y en a pas beaucoup.

À vrai dire, seuls le toit, le hayon et les portières avant proviennent du break standard. Le mufle est emprunté à l’imminente RS7 (on note les nervures de capot proéminentes, et la fente qui coiffe la calandre), les portières arrière ont dû être redessinées pour intégrer ces larges hanches, et on peut difficilement rater l’énorme diffuseur coiffant de non moins énormes sorties d’échappement (les plus imposantes jamais montées sur une RS6, paraît-il, ce qui n’est pas peu dire). Vous l’avez reconnu ? On a plus ou moins sous les yeux la version de série du splendide concept Prologue Avant de 2015.

À bord, on est moins dépaysé par rapport à une A6. On ne se plaindra certainement pas de retrouver les écrans haute définition, la finition splendide et l’espace généreux de cette dernière. Si les sièges et la sellerie ne vous ont pas fait tiquer, le sélecteur de modes RS au volant, qui permet de régler individuellement la réponse moteur/boîte, la sonorité de l’échappement ou encore la fermeté de la suspension, devrait vous rappeler que vous n’êtes pas dans n’importe quel break Audi. Sur l’instrumentation numérique, on peut choisir un compte-tours en crosse de hockey, clin d’œil aux Audi Quattro des années 80. Dit comme ça, ça a l’air kitsch, mais c’est plutôt cool.

Non loin de là, un inédit RS Monitor façon Nissan GT-R sur l’écran tactile principal vous permet de visualiser les g en courbe, les diverses températures et autres pressions. Sans surprise, la RS6 regorge de joujoux technologiques. Mais elle n’a pas besoin de ça : sa carrure devrait suffire à faire des ravages.

Les concessionnaires Audi du monde entier sont d’ores et déjà en train de casser les murs et d’élargir les portes pour faire rentrer la bête dans leur hall. La RS6 y est attendue pour début 2020.

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