La plus légère des McLaren est une barquette à 1,7 million d’euros

815 ch, moins d’1,2 t, pas de toit, pas de pare-brise : La McLaren Elva repousse les bornes des limites

Niels de Geyer | Le 13 novembre 2019 |

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La famille des McLaren Ultimate Series fait honneur à son patronyme : une sauvage hypercar hybride de 916 ch (la P1), une bête de track days générant de l’appui à volonté (la Senna), une limande de grand tourisme capable de dépasser les 400 km/h (la Speedtail et ses 1 050 ch hybrides). Mais le quatrième opus pourrait bien faire paraître les précédents un peu fades.

L’Elva s’annonce en effet comme plus ultime des Ultimate, ne serait-ce que parce qu’elle est la première dépourvue de toit. Littéralement : il s’agit d’une pure barquette, comme le sport proto des années 60 dont elle reprend le nom. Pas de pavillon rétractable comme sur une 720S Spider ou une 600LT Spider, ni même de pare-brise ou de vitres latérales. Juste un petit saute-vent qui se relève de 15 cm et une proue étudiée pour dégrossir les flux aérodynamiques. L’air rentre sous le museau avant d’être dispersé autour du cockpit via les ouïes qui barrent le capot avant, pour faire profiter les deux occupants d’une « relative bulle de calme », selon McLaren.

Relative. Car même en supposant que leur brushing soit à l’abri, tout devient relatif avec un V8 4 l biturbo sous le double bossage arrière (sous lequel on peut ranger deux casques). McLaren annonce 815 ch. C’est 15 de plus que sur la Senna, pour une masse encore inconnue mais promise inférieure aux 1 198 kg de cette dernière… Comme toutes les McLaren, l’Elva table pour cela sur une baignoire structurelle en fibre de carbone à la rigidité parfaite, accompagnée ici d’une carrosserie en fibre de carbone, d’une traverse/console centrale en fibre de carbone, de baquets en fibre de carbone (garnis d’un textile synthétique résistant à l’eau, au cas où…). Même le combiné d’instrumentation – mais si, le guidon de scooter qui dépasse côté conducteur –, solidaire de la colonne de direction, est en carbone.

À l’heure où nous écrivons ces lignes le seul chiffre de performances dévoilé par McLaren est celui du 0 à 200 km/h : 6,7 s, un dixième de mieux que la Senna. Le 0 à 100 km/h est quant à lui annoncé en « moins de 3 s ». SANS. PARE. BRISE. Les petites natures pourront cependant en cocher un en option sur la plupart des marchés.

La McLaren Elva sera produite à 399 exemplaires, à 1 709 244 € l’unité avant options et l’inévitable passage par les ateliers McLaren Special Operations pour une personnalisation dans les moindres détails. Soit 100 exemplaires de moins et un tarif dans les mêmes eaux que la Ferrari Monza, autre barquette superlative animée elle par un V12 atmosphérique de 810 ch à l’avant (mais beaucoup plus lourde avec ses 1 500 kg). C’est sûr, ces deux-là vont faire la paire dans les plus beaux garages de la planète.

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