Le BMW iX est là, et c’est un SUV électrique de 500 ch

Lentement mais sûrement, BMW prépare son offensive électrique. Issue du concept iNEXT, le SUV iX arrivera fin 2021 avec plus de 600 km d'autonomie.

La rédaction | Le 12 novembre 2020 |

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L’iX se veut « le fleuron des nouvelles technologies de BMW Group. » Ce SUV 100 % électrique est la version de série du concept iNEXT de 2018. Il arrivera sur la route fin 2021.

Après les tractions et autres monospaces, l‘ultimate driving machine a décidément bien changé. L’ADN de la marque connaît peut-être ici sa mutation la plus radicale, où le plaisir de conduire ancestral cède la place à une « mobilité » plus large et plus éthérée. « Sa conception s’est faite de l’intérieur vers l’extérieur » souligne BMW, « en vue d’offrir qualité de vie et bien-être aux conducteur et passagers. »

À bord, les lignes sont donc épurées et le mobilier minimaliste, pour une atmosphère aussi relaxante que possible. Pas de tunnel central, ni de console à proprement parler : un vaste double écran rectangulaire est posé sur la planche de bord, où l’on ne trouve par ailleurs que le volant et les aérateurs. Les haut-parleurs sont invisibles, tout comme le projecteur de l’affichage tête haute. BMW appelle ça la technologie discrète.

Notez que la mobilité n’implique pas nécessairement la lenteur. Avec plus de 500 ch cumulés, les deux moteurs électriques du BMW iX (un par essieu) catapultent l’engin de 0 à 100 km/h en moins de 5 s, tout en promettant une autonomie supérieure à 600 km grâce à une énorme batterie de plus de 100 kWh. Celle-ci peut encaisser des charges à 200 kW, soit une quarantaine de minutes pour passer de 10 à 80 % sur la jauge, ou 10 minutes pour récupérer 120 km d’autonomie… sur les bornes ad hoc. Des versions moins ambitieuses mais plus abordables devraient voir le jour par la suite.

Extérieurement, l’empreinte au sol est celle d’un X5 (soit environ 4,90 m de long sur 2 m de large) avec une hauteur se rapprochant davantage du X6 (1,69 m) et des jantes aérodynamiques au format X7 (21 pouces en série, 22 en option). Le traitement des surfaces est cependant simplifié à l’extrême, avec notamment un coup de rabot sur les arches de roues trapézoïdales. Un nouveau langage stylistique pour la marque, qui revient vers l’esthétique explorée sur l’i3 au début de la décennie.

À propos de technologie discrète, on n’échappera pas au double haricot de calandre géant. Il n’intègre ici plus la moindre grille de radiateur : c’est un panneau plus ou moins translucide qui abrite un arsenal de capteurs et de caméras. Juste au-dessus, le logo BMW fait office de bouchon du réservoir de lave-glace. Les poignées de porte sont chromées, mais affleurantes.

À l’époque du concept iNEXT, BMW insistait sur la dimension autonome de la voiture. Comme tout le monde, ils ont mis de l’eau dans leur vin depuis. Cela n’empêchera pas l’iX d’être une machine à l’avant-garde de l’intelligence artificielle, avec une puissance de calcul largement supérieure à celle de n’importe quelle BMW actuelle, qui permettra d’adapter sans mal le software à d’éventuelles avancées décisive de la technologie et de la législation en matière d’assistances à la conduite.

La nouvelle plate-forme en aluminium est renforcée par une armature en carbone sur les flancs, le toit et la poupe, pour allier rigidité et légèreté, au-dessus d’un fond plat. Le Cx est annoncé à 0,25, une gageure pour un véhicule bicorps aussi haut et large.

Il faudra attendre la fin 2021 pour découvrir en chair et en os ce rival des Audi e-tron et Tesla Model X, mais on n’est plus à un an près… Entre-temps, BMW aura commercialisé son X3 électrique.

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