La STO est la plus extrême de toutes les Lamborghini Huracan

640 ch aux seules roues arrière, de l'appui à volonté, une prise d'air sur le toit et un "cofango". Très important, le cofango

La rédaction | Le 18 novembre 2020 |

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Vous avez sous les yeux la Lamborghini routière la plus brutale depuis un moment. Il s’agit de la Huracán STO et c’est ce qui se rapproche le plus d’une Huracán Super Trofeo avec une plaque d’immatriculation, STO voulant dire Super Trofeo Omologata.

Logiquement, on a donc affaire à une propulsion, comme sur les Huracán de course. Alors que toutes les Superleggera, Performante et autres Aventador SVJ de ces dernières années conservaient les quatre roues motrices des versions standard, Lambo a cette fois mis à la benne l’arbre de transmission avant.

La Huracán STO peut néanmoins compter sur des roues arrière directrices, un système de vectorisation de couple, une suspension Magneride et une multitude de modes de conduite. Les trois quarts des panneaux de carrosserie sont en fibre de carbone, et les jantes en magnésium. Cela permet à la STO à descendre à 1 339 kg, soit 43 kg de moins que la Performante, tout en générant 53 % d’appui en plus.

Visuellement, le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne prend pas en traître. Tout l’avant de la carrosserie est désormais d’un seul tenant, le capot, les ailes et le bouclier réunis en ce que Lamborghini appelle le cofango (mot-valise formé à partir de cofano, le capot en italien, et parafango, le bouclier).

En plus d’avoir un nom plus poétique que boucapot ou caplier, ce cofango présente des avantages non négligeables : il est plus léger, plus aérodynamique et plus… course. En poursuivant le tour de la voiture, on bute sur l’imposante prise d’air dorsale, prolongée par une dérive en aileron de requin. Cette dernière, qui rappelle la Veneno de 2013 en moins prononcée, favorise la stabilité en virage, et facilite le travail de l’énorme aileron arrière, réglable manuellement pour faire varier l’équilibre aérodynamique de de la voiture de 13 %. Si vous préférez votre STO un peu vive du popotin, ce devrait donc être envisageable.

La puissance ? Il y en a : on retrouve le fabuleux V10 5.2, toujours sans l’ombre d’un turbo, pour une bande-son pure et une réactivité instantanée. Il développe ici 640 ch et 565 Nm. Soit un peu moins que sur la Performante (640 ch et 600 Nm) mais plus que sur n’importe quelle Huracán propulsion auparavant, d’autant que l’ensemble moteur-boîte adopte une cartographie plus agressive. C’est suffisant pour un 0 à 100 km/h en 3 s et une vitesse de pointe de 310 km/h, à comparer aux 2,9 s et 325 km/h de la Performante avec ses quatre roues motrices et son moindre appui aérodynamique.

L’habitacle est lui aussi dépouillé, avec de la fibre de carbone jusque dans les tapis de sol, un arceau en titane, et des harnais quatre points. Le pare-brise est annoncé 20 % plus léger.

La Lamborghini Huracán STO est d’ores et déjà disponible à la commande à partir de 249 412 € hors taxe, soit environ 300 000 € TTC en France. Croyez-le ou non, c’est cadeau… si on la compare à une McLaren 765LT (331 000 €) ou une Mercedes-AMG GT Black Series (359 000 €). Et ça va faire plaisir à Stephan Winkelmann pour son grand retour à Sant’Agata.

 

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