Voici (presque) la Peugeot Hypercar des 24 Heures du Mans

Peugeot a dévoilé les premières esquisses de ce que pourrait être la descendante des 905 et 908

La rédaction | Le 21 septembre 2020 |

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Bonne nouvelle tout le monde, Peugeot n’a pas renoncé à son retour en endurance en 2022 à la faveur de la nouvelle réglementation Le Mans Hypercar (LMH). En marge du week-end des 24 Heures du Mans 2020, la marque a en effet présenté ses « premières intentions de design » quant à sa voiture de course 2022. Et si elle ressemble toujours à ce qu’on peut voir sur les images ci-dessus d’ici deux ans, elle aura de l’allure.

Cette nouvelle voiture, développée avec Total, disposera d’une motorisation hybride de 680 ch cumulés, dont un moteur électrique sur le train avant (qui en fera donc une quatre roues motrices). Elle sera aussi plus imposante que les autos actuelles (jusqu’à 5 m de long et 2 m de large pour les nouvelles LMH, soit respectivement 35 et 10 cm de plus que les limites imposées aux LMP1).

Toyota, Scuderia Cameron Glickenhaus et Bykolles ont eux aussi confirmé leur engagement dans la catégorie LMH, qui avait dû prendre acte de la défection d’Aston Martin et de sa Valkyrie au début de l’année. Alpine sera au moins présent avec une LMP1 non hybride lors de l’édition 2021, qui autorisera encore la cohabitation entre l’ancienne catégorie-reine et les nouvelles LMH via le système d’équilibre des performances (BoP). Et les années suivantes avec une Hypercar ? Il n’est pas interdit de rêver à un duel franco-français Peugeot-Alpine dans un futur proche, avec Toyota en arbitre.

Peugeot justifie son choix de la catégorie LMH par « une certaine liberté aérodynamique » qui permettra « d’intégrer, avec l’appui du Design Peugeot, les codes esthétiques de la marque. » Autrement dit, les voitures de la catégorie-reine auront enfin un air de famille avec leurs cousines de route, à la manière des GT1 de la fin des années 90 (elles aussi des protos déguisés en GT, hormis la McLaren F1 qui respectait l’esprit de la réglementation). Les designers sochaliens vont donc pouvoir se faire plaisir, ce qui n’aurait pas forcément été le cas si Peugeot avait opté pour la réglementation LMDh et ses châssis issus du LMP2, qui rejoindront le paddock du WEC à partir de 2022.

« Aujourd’hui, nous avons validé une partie du concept aérodynamique, l’architecture est définie, explique Olivier Jansonnie, directeur technique du programme. Le fonctionnement du système hybride et son architecture principale ont également été choisis. Il reste donc beaucoup d’étapes d’ici à notre arrivée en endurance en 2022, dans l’étude, la production des prototypes et finalement la validation sur banc et en piste. »

 

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