VIDÉO : la Bugatti Chiron tout près des 500 km/h

Aux mains d’Andy Wallace, une Bugatti Chiron "longue queue" a mis tout le monde d'accord en atteignant 490,484 km/h à Ehra-Lessien

La rédaction | Le 2 septembre 2019 |

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Trois ans après son arrivée, la Bugatti Chiron a fini par faire parler la poudre. Le 2 août 2019, sur la piste d’Ehra-Lessien (Basse-Saxe) avec Andy Wallace au volant, elle a en effet été mesurée à 490,484 km/h, devenant la première hypercar à franchir la barre mythique des 300 mph (304,77 mph). À défaut de celle des 500 km/h mais à ce niveau stratosphérique, on sera prié de ne pas faire la fine bouche.

Cette vitesse, contrôlée tout ce qu’il y a de plus officiellement par un TÜV (organisme de certification allemand), place la Chiron loin devant les précédents records établis par SSC en 2007 (412 km/h), Hennessey en 2013 (427 km/h) ou Koenigsegg en 2017 (447 km/h).

Durant les six derniers mois, une équipe d’ingénieurs de chez Bugatti, Michelin et Dallara ont planché sur une voiture capable de dépasser 300 mph. Et quelle voiture… Ce n’est pas une Chiron ordinaire. D’abord, il y a son allure. 25 cm plus longue, significativement rabaissée pour diminuer la résistance aérodynamique, cette Chiron « longue queue » a une présence élégante mais menaçante, soulignée de deux bandes orange qui rappellent la livrée de la Veyron Super Sport (431 km/h en 2010).

La section supplémentaire à la poupe est ponctuée de deux doubles sorties d’échappement disposées verticalement, comme sur la récente Centodieci. L’aileron arrière/aérofrein a été remplacé par un élément fixe intégré à la poupe. Si la fonction prime, elle rejaillit sur la forme : à côté de cette auto, la Chiron standard a soudain l’air presque timide.

« Le plus grand défi est de parvenir à un ensemble cohérent : le design, l’aérodynamique, les pneus, explique Frank Heyl, responsable du design extérieur chez Bugatti. Faire que tout fonctionne en harmonie sur une seule voiture. »

À bord, cette Chiron a été dépouillée de son siège passager, qui a été remplacé par une batterie d’instruments de mesure. Allégée, elle embarque aussi un baquet renforcé pour le pilote et une cage de protection complète.

La vitesse est conditionnée par l’aérodynamique d’une part, et bien sûr la puissance de l’autre. Le W16 de cette Chiron, surnommé Thor, développe 1 600 ch soit 100 de plus que le modèle standard, comme sur la Centodieci. La transmission intégrale et la boîte à double embrayage sont inchangés.

« Bugatti démontre une nouvelle fois ce dont il est capable, se réjouit Stephan Winkelmann, président de Bugatti. Avec ce nouveau record de la Chiron, nous nous aventurons encore une fois sur des terres inexplorées. Notre but était de devenir le premier constructeur à atteindre la barre mythique des 300 mph. Nous l’avons fait, et toute l ‘équipe et moi-même en sommes incroyablement fiers. » Après ce record, Bugatti va également délaisser la chasse à la meilleure vitesse de pointe. « Nous avons montré plusieurs fois que nous construisions les voitures les plus rapides du monde. À l’avenir, nous nous concentrerons sur d’autres domaines. »

Ce projet 300 mph donnera inévitablement naissance à une version Super Sport de la Chiron, même si Bugatti se refuse à le confirmer pour l’instant, et les leçons tirées de ce défi permettront d’améliorer encore ses prochaines variantes. Reste à voir quelle riposte cet époustouflant record va susciter chez Koenigsegg, Hennessey et compagnie, mais Bugatti a assurément placé la barre très, très haut.

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