Le Hyundai Bayon est (encore) un SUV urbain

Pour mieux coller aux basques des Renault Captur, Peugeot 2008 et consorts, un deuxième petit SUV vient épauler le Kona chez Hyundai

La rédaction | Le 2 mars 2021 |

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Parce que le monde avait bien besoin d’un soixante-douze-millième petit SUV sur le marché, Hyundai dévoile ce mardi le Bayon, alter ego plus abordable du Kona. Bayon, comme Bayonne, « l’une des plus belles destinations du Sud-Ouest de la France » précise la marque qui insiste sur la vocation européenne du nouveau venu. D’où cette appellation plus terroir que Santa Fe (Nouveau-Mexique), Tucson (Texas) ou Kona (Hawaï). Mais sans doute moins que Bayon (Meurthe-et-Moselle).

On verra si les Basques apprécient l’hommage des designers à leur capitale. D’allure moins musclée que le Kona dont il partage à peu de chose près le gabarit (4,18 m de long et 1,77 m de large, soit 3 cm de moins dans les deux dimensions), le Bayon sort cependant du lot avec ses optiques à deux étages à l’avant, ses flancs à facettes, sa custode trapue et sa signature lumineuse arrière en parenthèses inversées, reliées par un bandeau de LED qui traverse un hayon presque intégralement vitré.

Techniquement, il est manifestement beaucoup plus proche de la citadine i20, dont il partage l’empattement de 2,58 m (2 cm de moins que le Kona), la planche de bord striée et les motorisations : un quatre-cylindres 1.2 atmosphérique de 84 ch associé à une boîte manuelle à cinq rapports, un trois-cylindres 1.0 turbo 100 ch ou le même avec une hybridation légère en versions 100 et 120 ch, disponibles au choix avec une boîte manuelle à six rapports (avec mode roue libre et talon-pointe automatique) ou une double embrayage à sept rapports. En revanche, ne rêvez pas trop d’une version N, que l’on peut déjà s’estimer heureux de voir débarquer en France sur l’i20.

Pour parfaire la métamorphose de la citadine en SUV (qui remplacera de facto l’ancienne i20 Active), Hyundai n’a pas lésiné sur la garde au sol : 18 cm, soit 1 cm de plus que le Kona. La gamme de ce dernier commence là où celle du Bayon s’arrête, avec des motorisations essence et Diesel développant entre 120 et 177 ch (la plus puissante étant couplée à une transmission intégrale et un train arrière multibras), une vraie version hybride et deux variantes électriques qui faisaient figure de vitrine technologique avant l’arrivée de la nouvelle Ioniq 5.

L’i20 offre des places arrière très accueillantes pour son gabarit. Le Bayon profite de ses 16 cm supplémentaires en longueur pour y ajouter 59 l de coffre soit 411 l, un volume sensiblement supérieur à celui proposé par un Kona (374 l) et identique à celui d’un Citroën C3 Aircross de 4,15 m de long (ce dernier pouvant grimper à 520 l en avançant une banquette coulissante dont ne dispose pas le coréen).

Rendez-vous d’ici quelques semaines pour connaître les tarifs du Bayon, et s’assurer que Hyundai ne nous prend pas pour des jambons (pardon).

 

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