La Ioniq 5 est une Hyundai électrique ET sexy

Hyundai passe la seconde dans son offensive électrique avec un SUV au style léché et aux performances impressionnantes. Enfin une vraie rivale pour la Tesla Model 3 ?

La rédaction | Le 24 février 2021 |

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Vous vous rappelez le concept 45 ? Présenté au salon de de Francfort 2019 (vous vous rappelez les salons ?), cette superbe étude de voiture électrique néo-rétro était le signe que Hyundai, qui a bâti sa réputation sur le rapport prix/prestations, voulait désormais « insuffler une teneur émotionnelle à [ses] voitures. » Le résultat est là, et il est encore plus proche du concept qu’on n’osait l’espérer.

Comme ce dernier, il s’inspire de la Pony Coupé des années 70, une étude de style cunéiforme signée Giugiaro qui avait révélé la jeune marque coréenne à la face du monde. Une référence qui souligne l’ambition de la Ioniq 5, première Hyundai à étrenner la nouvelle plate-forme E-GMP (electric global modular platform).

Sans conducteur ni trafic pour donner l’échelle, on jurerait une compacte sur ces premières images. Il s’agit pourtant d’un SUV, et pas un petit : la Ioniq 5 fait 4,63 m de long, soit 13 cm de plus que le nouveau Tucson. Perché sur d’énormes jantes 20 pouces semi-pleines, il est 5 cm plus bas (1,60 m) et repose sur un immense empattement de 3 m (32 cm de plus qu’un Tucson, autant qu’un Mercedes GLE de 4,92 m de long !) grâce aux libertés permises par l’architecture électrique. D’où l’illusion d’optique : la Ioniq 5 ne s’attaquera pas à la Volkswagen ID.3, mais plutôt aux ID.4, Škoda Enyaq, Tesla Model Y et autres Ford Mustang Mach-E.

Pour cela, Hyundai a également fait les choses en grand. La Ioniq 5 sera disponible en version propulsion (un moteur sur l’essieu arrière) ou intégrale (un moteur par essieu), avec une batterie de 58 kWh ou 72,6 kWh. La version de pointe, la Ioniq 5 bimoteur à grosse batterie, réunit 210 ch à l’arrière et 95 à l’avant, de quoi promettre un 0 à 100 km/h en 5,2 s et une autonomie d’environ 480 km. Toutes les versions sont bridées à 185 km/h.

Plus concrètement, l’architecture électrique 800 V permet de passer de 10 à 80 % de batterie en 18 minutes sur un chargeur 350 kW (si vous en trouvez un, qu’il fonctionne et qu’il n’y a personne dessus, vous connaissez la chanson). Soit 100 km d’autonomie en 5 minutes. Plus inhabituel, la Ioniq 5 dispose d’une technologie V2L (vehicle to load) qui lui permet de recharger un autre appareil électrique via deux prises, une externe et une à bord. Sur le toit, un panneau solaire pourra faire gagner quelques kilomètres d’autonomie (à défaut de marge aux concessionnaires finistériens).

Grâce à l’empattement géant et à des sièges avant aux dossiers ultraminces (entièrement inclinables façon transat), Hyundai promet un « espace de vie » particulièrement généreux. Le mobilier est réduit au strict minimum, dont un double écran sans casquette à la Mercedes en guise de planche de bord (2 x 12,21 pouces), soulignée par une platine plus conventionnelle accueillant les commandes de climatisation et les raccourcis de l’infodivertissement. À l’avant comme à l’arrière, le plancher est parfaitement plat. Le coffre cube 540 l (+ 57 l sous le capot avant), voire 1 600 l lorsque les sièges arrière sont rabattus. Ces derniers peuvent aussi coulisser sur 13 cm.

On ne connaît pas les tarifs mais cela ne saurait tarder, l’ouverture des commandes étant prévue avant l’été. La Tesla Model 3 aurait-elle enfin trouvé à qui parler ?

 

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