BMW i7 : à bord de la Série 7 électrique

Nous avons déjà pris place dans la nouvelle limousine électrique BMW. Voici nos impressions

Ollie Kew | Le 26 avril 2022 |

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Hein, vous vous êtes déjà assis dans l’i7 ?

Il y a à peu près un mois, avant qu’on ait le droit d’en parler, BMW nous a dit qu’à condition de signer une pile de paperasse et de promettre de ne rien balancer sur Twitter, Top Gear pourrait découvrir la nouvelle i7 de visu dans un studio allemand.

D’ailleurs, en cliquant sur ce lien, vous pourrez faire avec nous le tour du propriétaire en vidéo.

Est-ce qu’elle est aussi moche en vrai ?

Alors, comment dire… Vous savez, quand les gens disent de ne pas juger une voiture d’après les photos, d’attendre de la voir en vrai, tout ça ? La BMW Série 7… n’est pas une de ces voitures.

En chair et en os, elle est tout aussi imposante et hautaine, tout aussi « hors de mon chemin, manants » qu’elle en a l’air. Ça lui donnerait presque un côté Rolls, d’ailleurs. En tout cas, comme voiture de méchant avec chauffeur, elle sera parfaite.

BMW Série 7

Et au moins on ne dirait pas une Prius passée sous un rouleau compresseur, comme la Mercedes EQS qui sacrifie tout à l’aérodynamique. Il sera intéressant de voir laquelle se vend le mieux au cours de la prochaine décennie entre la fluide Mercedes et la robuste BMW. Dans les deux cas, l’accueil sur Internet n’a pas été exactement enthousiaste.

Prenons place à bord, alors…

À l’avant, ou à l’arrière ? La question se pose toujours avec ce genre d’auto. Généralement, c’est à l’avant que se passent les choses intéressantes. Comme sur la Mercedes EQS avec son Hyperscreen.

On est extraordinairement bien dans la nouvelle Série 7. Les sièges sont parmi les plus moelleux sur lesquels il m’ait été donné de poser les fesses à bord d’un salon roulant. Les matériaux sont magnifiques : le verre, le bois non verni, les inserts métalliques. C’est luxueux mais ultramoderne. Pour l’ambiance, imaginez une i3 puissance 10.

Néanmoins, il y a des choses qui me font tiquer. Par exemple, BMW est très fier de son écran 14,9 pouces incurvé. Il est somptueux, c’est vrai. Mais est-ce que quelqu’un dans le monde considère sincèrement que c’est une bonne idée d’allouer les commandes de clim (et d’autres fonctions) à un écran tactile dans le seul but de supprimer des boutons ? À part un designer qui n’a toujours pas intégré la réalité du concept de « traces de doigts », je  veux dire. Le combiné d’instrumentation n’est pas très lisible non plus. Ça commence à ressembler à du DS, ce qui n’est pas forcément un compliment.

Passons à l’arrière.

Excellente idée, car c’est vraiment le clou du spectacle sur la nouvelle Série 7.

On remarque d’abord les petits écrans tactiles intégrés au contre-portes, qui regroupent les commandes de la clim, de l’infodivertissement et des rideaux motorisés. Hmm. Là encore, c’est un choix très discutable. Si vous regardez une voiture d’il y a dix ans, ce ne sont pas le style ou les performances qui la datent le plus.

Non, ce qui vieillit le moins bien, ce sont les écrans, obsolètes (quand ils ne sont pas rayés ou ternis) du jour au lendemain. M’est avis que ceux-là auront l’air tout vieux dans cinq ans. D’ici à ce qu’il faille en plus démonter la portière pour une mise à jour logicielle…

Et cet écran « Theatre Screen » ?

C’est l’argument le plus spectaculaire de la nouvelle Série 7 : un écran 31 pouces à faire passer tous les précédents pour celui d’un Tamagotchi.

Sans même parler de ses dimensions, le ballet qui se joue lorsqu’il se déploie est fascinant : les rideaux se baissent, les sièges s’inclinent, au son d’un jingle signé Hans Zimmer. L’écran lui-même manque un peu de contraste dans les noirs et je crains que son format ultrapanoramique pose problèmes avec certains ratios de vidéo. Mais pour affronter un embouteillage, si l’on me donne le choix entre me faire conduire à l’arrière de la BMW, ou laisser opérer la conduite semi-autonome à l’avant d’une EQS avec son Hyperscreen, je prends la BMW sans la moindre hésitation.

Et depuis l’intérieur, au moins, on n’a pas à la regarder…

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