Audi RS e-tron GT vs BMW M5 CS

640 ch, 200 000 €. Une RS électrique d'un côté, une M tout ce qu'il y a de plus thermique de l'autre. Le grand remplacement a-t-il vraiment commencé ?

Stephen DOBIE • Niels de GEYER | Le 1 juin 2021 |

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Comment se compare-t-elle à l’e-tron ?

C’est ici que j’ai été surpris. Après un gros week-end en compagnie de l’Audi, la BMW a l’air d’un dinosaure quand je la reprend. C’est à la fois un compliment – parlez T-Rex et allosaures aux deux gamins en train d’hyperventiler dans les baquets arrière, pour voir –  et un reproche : même si cela a toujours fait partie du charme viril d’une BMW M, on ne peut s’empêcher de la trouver un peu rustre en présence de ce bolide électrique, comme une relique d’une autre époque.

Le principe des berlines de sport comme les M5 et consorts, c’était d’offrir des performances de supercar sous une carrosserie de taxi. Vitesse et subtilité, disais-je. Or, c’est peut-être la niche de marché par excellence pour l’électrique. Malgré les moteurs homériques dont nous ont régalé les départements M, AMG et RS au fil des années – on pense au V8 6.2 AMG, au 4.2 de la RS4 deuxième du nom, au fabuleux V10 de la M5 E60 –, ce segment paraît bien plus propice à l’électrification que celui des citadines et compactes sportives (dont le poids et le prix risqueraient vite de devenir hors de contrôle) ou celle des supercars (dont la nature plus spécialisée rend les émissions de CO2 un peu moins cruciales).

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