La Cupra UrbanRebel arrive, et elle n’est pas seule

Cupra a dévoilé la version quasi définitive de sa citadine électrique UrbanRebel, en compagnie du SUV Tavascan et d'un inédit Terramar

| Le 13 juin 2022 |

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On n’arrête plus Cupra. Ancien label sportif de Seat devenu blason à part entière en 2018, la marque espagnole est en train de voler la vedette à sa maison mère puisque son séduisant Formentor se vend désormais mieux que les Seat Leon, Ibiza ou Arona, avec des marges considérablement supérieures. Et ce n’est manifestement qu’un début : alors qu’on guette en vain des nouveautés chez Seat depuis la Leon il y a déjà deux ans, son émanation électrico-sportivo-premium a commercialisé fin 2021 la Born, cousine ibérique de la Volkswagen ID.3. Et elle dévoilait la semaine dernière dans son fief de Terramar la première des futures citadines électriques du groupe : la UrbanRebel, directement issue du concept éponyme.

Vous vous rappelez cette teigne présentée en septembre 2021 lors du salon de Munich ? Ôtez-lui ses appendices aérodynamiques, ajoutez-lui deux portières et vous avez à peu de chose près la voiture que l’on verra en concession en 2025 : une citadine aux mensurations proches de celles d’une Seat Ibiza (4,03 m de long), qui étrennera la plate-forme MEB Small du groupe Volkswagen.

En revanche, oubliez les deux moteurs électriques et les 435 ch du concept : il faudra se contenter de 226 ch sur les seules roues avant. Un changement d’approche par rapport aux voitures basées sur la plate-forme MEB tout court, dont les versions deux roues motrices sont des propulsions. Cela suffira toutefois à emmener la UrbanRebel de 0 à 100 km/h en 6,9 s.

On ne saura pour l’instant rien du poids, ni de la capacité de la batterie sinon qu’elle permettra à la citadine d’atteindre 440 km d’autonomie. À titre de comparaison, une Born VZ 58 kWh de 4,32 m pèse 1 824 kg (eh oui) pour des performances et un rayon d’action très similaires. Comme sur la compacte, nul doute que des versions plus modestes viendront étoffer la gamme dès la commercialisation de la UrbanRebel.

Ce n’est pas tout. Au cours du raout organisé pour son quatrième anniversaire, Cupra a – brièvement – présenté deux autres futurs piliers de son catalogue. Le premier n’est pas un inconnu : il s’agit de la version plus ou moins définitive du Tavascan, fidèle au concept de 2019. Ce SUV coupé électrique au profil râblé, pendant des Volkswagen ID.5 et Škoda Enyaq Coupé, sera commercialisé en 2024.

Le second s’appelle Terramar. Ce SUV de 4,50 m arrivera lui aussi en 2024 avec des motorisations thermiques et une version hybride rechargeable capable de rouler une centaine de kilomètres en mode tout électrique. Si ce n’est pas le remplaçant du Seat/Cupra Ateca, donc un cousin des prochains Volkswagen Tiguan et Audi Q3, cela y ressemble beaucoup.

En arrière-plan, on a aussi pu apercevoir furtivement le museau de la future Cupra Leon phase II, qui s’éloignera de son alter ego Seat en adoptant une calandre lisse et la nouvelle signature lumineuse Cupra à base de petits triangles de LED. Les Born et Formentor auront droit eux aussi sous peu à cette nouvelle identité.

Bref, Cupra se porte très bien, merci pour elle. C’est plutôt pour Seat qu’il y aurait de quoi se faire du mouron entre les ventes en berne, le calme plat du plan produit et l’absence assumée de modèles 100 % électriques au catalogue. « Trop cher pour Seat », nous dit-on. Mais apparemment pas pour Škoda, l’autre marque d’accès du groupe Volkswagen… Rendez-vous dans quelques années pour y voir plus clair.

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