La BMW M3 Touring est arrivée !

Après des siècles d'attente, la division M lance une Série 3 break de 510 ch. Vous êtes sûr que vous avez toujours envie de cette RS4 ?

La rédaction | Le 22 juin 2022 |

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Une BMW M3 Touring. Enfin ! Depuis le temps qu’on tannait Motorsport pour qu’ils la fassent… C’est presque un soulagement de voir arriver cette voiture.

500 litres à une extrémité, 510 ch à l’autre. Dans les deux cas, de quoi voir venir. Le coffre est inchangé par rapport à une Série 3 Touring standard. Ils n’ont pas eu à revoir à la baisse son volume ou ses astuces d’aménagement pour faire de la place à une ligne d’échappement plus généreuse ou une suspension redessinée. On retrouve donc avec plaisir le double fond, les crochets, les rails magnétiques, ou la glace arrière ouvrante. Rabattez les sièges et vous avez 1 510 l à disposition.

Dans l’absolu, voici donc déjà une excellente familiale. Qui se trouve avoir une sacrée gueule, d’autant que cette nouvelle carrosserie nous permet de nous concentrer sur la poupe… En effet, la calandre Bugs Bunny est toujours là de l’autre côté. On commence à s’y faire, mais on continue de penser que BMW aurait pu faire tellement plus joli… En plus d’être pratique, cette nouvelle silhouette a le mérite de faire diversion. Le nuancier, lui, est aussi percutant que sur la berline. La RS4 va passer d’autant plus inaperçue, et la future C63 AMG Break va devoir s’employer pour voler la vedette à la M3 Touring dans la rue.

Aux yeux des puristes, la BMW aura un autre avantage par rapport à la Mercedes : un noble 6 cylindres en ligne biturbo de 510 ch pour 650 Nm, quand sa (très probable) rivale troquera son V8 pour un 4 cylindres hybride rechargeable.

Contrairement à la M3 berline ou à la M4, la M3 Touring ne sera disponible qu’en une seule version : intégrale, boîte automatique. Celle que tout le monde aurait commandée de toute façon sur un break. BMW annonce un 0 à 100 km/h en 3,6 s mais compte tenu de nos mesures sur la berline, on peut déjà tabler sur quelques dixièmes de moins en pratique… La M3 Touring n’a pris que 25 kg par rapport aux 1 730 de la berline.

Il a fallu raidir légèrement la suspension arrière en conséquence, et le toit en carbone a disparu du catalogue. Les nouveaux emboutis de carrosserie, ça coûte cher, et BMW les a limités au minimum. Les portières arrière sont ainsi les mêmes que sur la berline, et tout ce qui se trouve devant le pilier central est identique.

L’habitacle aussi : comme la M3 berline depuis le restylage de la Série 3, la M3 Touring « profite » de la nouvelle planche de bord 100 % numérique étrennée par les iX et i4. Soit 27,2 pouces d’écrans, qui promettent bien du plaisir pour accéder à toutes les fonctions autrefois à portée de bouton (la clim, au hasard). Heureusement, il reste une molette de navigation.

Ce qui est sûr, c’est que ça va être un outil. Non seulement la RS4 risque d’être larguée en performances, mais la M3 Touring pourrait bien donner du fil à retordre à la catégorie du dessus. Ce qu’elle leur rendra en puissance et en volume de coffre, elle le reprendra en agilité et légèreté. Les RS6 et autres E63 Break sont trop imposantes pour attaquer sereinement sur petite route, et même si l’on s’est beaucoup offusqué de l’embonpoint de la nouvelle M3, elle reste 250 kg plus légère que ces grands breaks. D’ailleurs, elle a pulvérisé de 15 s l’ancien record de la E63 S Break sur le Nürburgring….

Le prix ? 111 950 € (hors supermalus…), soit à peine 2 200 € de plus qu’une M3 Competition xDrive berline. Certes, c’est énorme dans l’absolu pour une Série 3. Mais à 250 € près, c’est le prix d’un X3 M Competition, alors que ce sera infiniment plus cool et plus amusant à conduire que n’importe quel super-SUV à puissance et prix comparables.

Quant à comprendre pourquoi BMW a mis si longtemps à emboîter le pas d’Audi et Mercedes sur ce segment, ça nous dépasse. Il aura fallu 36 ans de M3 pour voir arriver ce break. La M5 s’y est pourtant essayée par deux fois, en 1992 avec l’E34 puis en 2007 avec l’E61. Là aussi, il y a 15 ans qu’on attend le retour d’une M5 Touring. Ce qui coïncide à peu près avec le moment où BMW a lancé la première génération de ses X5 et X6M… Tiens, tiens, tiens.

Au volant de la M3 berline et de la M4, on a pu se plaindre du poids, de la direction guère bavarde ou de la boîte légèrement paresseuse. Autant de choses qu’on ne pourra pas reprocher à un break : sur le papier, cette M3 Touring a tout bon, et s’annonce comme une une candidate incontournable à un box dans notre garage idéal. À confirmer très vite sur la route !

 

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